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Ath Hamdoune

Les travaux d’intérêt général toujours en vogue

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Les villages kabyles sont connus depuis la nuit des temps pour leur esprit d’entraide et de solidarité, à travers des travaux d’intérêt général, des actions caritatives et activités diverses au bénéfice de la communauté villageoise.

De nos jours, cet état d’esprit et cette vision collectiviste des choses de la cité a considérablement reculé dans les contrées kabyles, avec l’apparition de l’individualisme et de la désunion entre les membres d’un même village. Cependant, il y a toujours des villages qui tiennent encore aux traditions ancestrales et à l’esprit collectif, pour faire face aux difficultés de la vie.

En effet, dans certaines bourgades, les traditions des aïeux sont toujours revisitées, même si beaucoup d’entre elles ont carrément disparu. Parmi ces bourgades, on peut citer Ath Hamdoune, située à quelque 10 km du chef-lieu municipal d’Aghbalou. Ce patelin, peuplé par environ 6 000 âmes, est perché sur une colline en proie à l’érosion et aux mouvements du sol.

C’est, en fait, une «proéminence» formée à partir de l’un des contreforts méridionaux de la chaîne montagneuse du Djurdjura. Le village connaît une organisation «impeccable» avec des activités bénévoles régulières, consistant en de travaux de réhabilitation, de confortement du sol, de nettoyage…

Récemment, le village, à travers son comité, a vu l’exécution de plusieurs opérations comme, à juste titre, la réhabilitation et la réfection de la piste agricole qui mène vers les lieux champêtres d’Ahrik et ses environs. Ladite piste a été réhabilitée à la suite des intempéries l’ayant rendue carrément impraticable. Les propriétaires terriens avaient du mal à accéder à leurs glèbes, d’autant que la cueillette des olives est encore de mise, même si elle tire à sa fin dans cette bourgade de haute montagne.

Dans le même sillage, des bénévoles ont lancé depuis quelques jours des travaux de réhabilitation d’une place publique, en la dotant d’une fontaine, de carrés verts, de bancs et autres. C’est dire que le patelin ne lésine pas sur les moyens humains et matériels pour tenter d’améliorer, un tant soit peu, le cadre de vie des villageois.

Y. S.