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M'CHEDALLAH - EPH Kaci Yahia

Les urgences dépassées

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Le pavillon des urgences médicales de l’EPH Kaci Yahia de M’Chedallah enregistre une importante affluence de malades. Les statistiques concernant l’année 2018 font ressortir un nombre de 142 000 patients reçus, dont 90 000 au niveau des urgences. Ce pavillon, qui fonctionne en H24, ressemble à un rucher, tant il ne se désemplit pas, avec bien souvent des débordements difficilement contrôlables. A cela s’ajoutent une exigüité extrême et de faibles moyens humains.

Ce service des plus névralgiques fonctionne, en tout, avec 12 médecins et 25 paramédicaux. L’infrastructure, située hors d’enceinte de l’hôpital, était un ancien centre de santé scindé en deux blocs, dont une aile est occupée par la polyclinique relevant de l’EPSP Ahnif. Le pavillon des urgences est composé d’un cabinet médical de consultations, d’une radiologie, d’un laboratoire d’analyses et de salles de déchoquage, de soins, d’isolement, de mise en observation (2) et d’attente (2).

Le personnel, tous corps confondus, se retrouve bien souvent dépassé par le nombre impressionnant des malades. Leur nombre augmente sensiblement à partir de 20 heures, soit à partir de la fermeture du service de garde de la polyclinique mitoyenne. Cette affluence record de patients vers ce pavillon des urgences s’explique d’abord par la position stratégique de ce dernier, situé à proximité de plusieurs routes nationales, telles que la RN 5, 15, 30, et l’autoroute Est-Ouest.

En outre, la circonscription de laquelle il relève est composée de douze communes (daïras de M’Chedallah et Bechloul) abritant quelque 150 000 habitants. La saturation de ce service de santé ne peut être réglée qu’avec la réalisation du nouvel hôpital de 120 lits. Le projet en question a consommé deux fois ses délais de réalisation de 28 mois sans que l’avancement des travaux ne dépasse les 40%.

«C’est situation que ni les trois walis précédents et l’actuel, ni les mises en garde à l’encontre de l’opérateur par l’ex-ministre de la Santé (Boudiaf), ni encore moins la montée au créneau des citoyens à travers une importante marche n’ont solutionné», déplore un paramédical.

O. S.