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Vallée du Sahel

Les vacances d’été sans attrait

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Les vacances d’été n’ont aucun attrait dans la région de la vallée du Sahel pour la simple raison que les espaces de loisirs et de culture y manquent cruellement. Et c’est surtout dans les villages isolés et déshérités des communes situées dans cette région comme Ath Mansour, Ahnif, Chorfa, M’chedallah et autres que cette situation est la plus ressentie par les jeunes notamment.

Dans les villages par exemple de Tamellaht à l’instar de Tameziaft, Ighzer Oumeziav, Ighil Nath Rayou et bien d’autres, l’été est plutôt un purgatoire pour les centaines de jeunes qui résident dans ces contrées rustiques, où aucun espace de loisirs n’est disponible. Et c’est le même topo pour les autres bourgades comme Tiksiridène, Toghza, Choukrane dans la municipalité de Chorfa ou encore Assif Assemadh, Ath Yekhlef, Ath Yevrahim dans la commune de M’Chedallah pour ne citer que ces quelques villages relevant de la région charnière de la vallée du Sahel.

Les jeunes dans ces localités et particulièrement ceux qui sont scolarisés se morfondent et s’ennuient « à mourir », à cause du vide et du désœuvrement, au quotidien en plus. « Pour ma part, les vacances d’été n’ont rien de spécial. Je les passe sans aucun attrait ni charme. Hormis les fêtes de mariage qui animent un tant soit peu le village, où les jeunes se défoulent et oublient le dure quotidien, sinon c’est le vide et l’ennui total durant les autres journées », affirme amèrement un jeune lycéen de Taourirt, chef-lieu d’Ath Mansour.

Effectivement, comme l’a résumé notre vis-à-vis, la morosité et la routine qui caractérisent les villages de cette région sont « brisées » parfois par des fêtes de mariage où les jeunes -pas tous encore- arrivent à se défouler un tant soit peu pour oublier le temps de la cérémonie la dure réalité. Néanmoins, beaucoup parmi les jeunes scolarisés notamment préfèrent exercer quelques métiers saisonniers, histoire de gagner quelques sous pour la prochaine fête de l’Aïd El-Adha et la rentrée scolaire.

D’autres se trouvent à leur corps défendant « réquisitionnés » par leurs familles dans des travaux d’auto-construction ou des travaux domestiques. C’est dire que les jeunes de cette région, excepté peut-être ceux qui sont issus du milieu nanti, passent des vacances d’été dans la morosité et le vide, car les moyens leur manquent cruellement pour passer des séjours au bord de la mer par exemple.
Y Samir.