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M'CHEDALLAH - En l’absence de contrôle

Pâtisseries et friandises exposées à l’air libre

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Le nombre de vendeurs occasionnels des pâtisseries et friandises a explosé depuis le début du Ramadhan à travers toutes les communes de la daïra de M’chedallah.

Même les commerçants d’alimentation générale s’y mettent de la partie. Cependant, si certains intervenants dans cette filière sont conscients du danger que représente un gâteau pollué pour le consommateur et font de leur mieux pour protéger ces matières alimentaires très prisées durant le ramadan mais fragiles et rapidement périssables, d’autres par contre, qu’on retrouve aux quatre coins de la région, n’ont d’yeux que pour la recette de fin de journée et se soucient peu de l’hygiène, comme en témoignent les nuées d’abeilles et de mouches qui fourmillent sur ces sucreries. Bien entendu, là où ont accès ces insectes, la poussière et autres impuretés flottantes y arrivent aussi.

Aussi Zlabia, Kelbelouz spécialités tunisiennes reprises par les Algériens et autres pains gâteaux sucrés sont exposés à chaque coin de rue, en bordure des routes à grande circulation, au niveau des marchés et places publiques. Passe encore quand ces friandises sont fabriquées en boulangerie qui sont plus au moins contrôlées mais quand ce sont des particuliers qui les fabriquent chez eux, personne ne peut se porter garant sur le volet qualité et hygiène notamment en cette saison des grandes chaleurs durant lesquelles ces matières alimentaires de large consommation durant le Ramadhan sont rapidement périssables. Notons par ailleurs que la nouveauté depuis ces deux dernières années durant le mois de Ramadhan est de voir des fabricants de jus et diverses qualités de boissons gazeuses se reconvertir en marchands ambulants sillonnant les places publiques et exposant ces produits facilement périssables aux dards d’un soleil caniculaire à longueur de journées et qu’ils proposent à des prix concurrentiels.

Ce qui attire une clientèle potentielle partout où ils passent. Jamais aucun de ces marchands, eux aussi occasionnels, n’a été contrôlé, du moins à notre connaissance. La nouveauté suivante est de voir les marchands de fruits et légumes proposer des moitiés de pastèques découpées en deux et exposées sans protection.

Ce qui étonne dans tout ces cas relatés qui donnent de la sueur froide est de les voir trouver preneurs avec même de bizarres affluences. « La plupart des gens creusent leur tombe avec leurs dents » disait le gastronome. Des pères de famille issus de milieux défavorisés sont peu regardant sur l’hygiène et la qualité pourvu que la table soit bien garnie.

Oulaid Soualah