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M'Chedallah

Prolifération inquiétante de chiens errants

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À travers toute la daïra de M’Chedallah, les espaces vides tant à l’intérieur qu’en périphérie des agglomérations pullulent de petits chiots dont chaque femelle des meutes de chiens errants entraîne derrière elle entre quatre et huit têtes. Ces meutes composées entre dix à quinze chiens en majorité femelles se concentrent surtout au niveau des chefs-lieux de commune et de la daïra de M’Chedallah, où les dépotoirs et les poubelles leur offrent suffisamment de nourriture. À Saharidj par exemple, en plus des poubelles, la décharge publique située en périphérie du chef-lieu et implantée au milieu de la forêt, pullule de ces bêtes errantes.

C’est un point de ralliement où se rencontrent des dizaines de chiens errants et toutes sortes de bêtes, comme les sangliers, chacals, hyènes avec cependant une prédominance de chiens errants. Ces bêtes, une fois repues, reviennent à la tombée de la nuit sur les lieux où elles ont désormais élu domicile. À Saharidj, il arrive aussi d’apercevoir des meutes de chiens au niveau des nombreux parcs de vente de matériaux de constructions à l’intérieur de la ville. La même prolifération de ces inquiétantes meutes sont constatées au niveau de la ville de M’Chedallah, Vouaklane et Raffour.

Au chef-lieu de la commune d’Aghbalou, des dizaines de ces bêtes sillonnent les artères de cette localité à la recherche de la nourriture. Des citoyens de cette localité ont fait état de la crainte ressentie par les habitants à la sortie de leur domicile tôt le matin. Les lycéens qui sortent aux aurores pour rejoindre les bancs de l’école sont les plus exposés aux dangers des attaques de ces chiens errants. Il y a aussi toutes ces personnes qui quittent tôt leur domicile pour aller rejoindre leurs lieux de travail, qui disent souffrir le martyr en raison de la présence de ces bêtes errantes.

Il faut rappeler qu’une campagne d’abattage a été menée par les services de l’APC il y a de cela près de cinq mois, mais ces bêtes ont commencé à proliférer, surtout au chef-lieu. Il est utile de préciser que dans chaque wilaya, il existe un calendrier de campagnes d’abattages, seulement son exécution bute sur plusieurs contraintes. L’on peut citer celle du manque d’un personnel qualifié (chasseurs professionnels), celui des munitions ou encore une mauvaise exécution par manque de suivi sur le terrain.

Toujours est-il qu’avec l’approche de la saison chaude qui s’étale sur une bonne partie de l’année, le danger que représentent ces chiens errants seront multipliés non seulement à cause de leur agressivité mais aussi du fait d’être vecteurs de plusieurs maladies, telles que la rage, la leishmaniose et la gale. Il est temps de revoir tant le programme d’abattage que les techniques utilisées qui ont montré leurs limites revues de fond en comble pour qu’ils soient plus efficaces.

Oulaid Soualah