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Boukram

Quand le transport vient à manquer…

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Le transport de voyageur manque dans la commune de Boukram, sise à plus de 60 kilomètres au nord-ouest de Bouira. Les habitants du chef-lieu communal et de ses localités rencontrent d’énormes difficultés en matière de transport et plus spécialement sur la ligne reliant cette commune au chef-lieu de la daïra de Lakhdaria. Selon certains usagers de transport en commun, cette localité n’est couverte que par trois où quatre fourgons, malgré le nombre important des habitants.

Ce problème perdure depuis des années, une vraie souffrance, surtout pour les familles démunies n’ayant pas de véhicule. Ces citoyens indiquent que leurs déboires sont quotidiens et s’accentuent aux heures de pointe.

«Il nous arrive de rester plusieurs heures à l’arrêt ici à Lakhdaria ou à Boukram, dans l’espoir de voir un fourgon venir nous sortir de là. Vous imaginez les retards fréquents que cela occasionne aux gens. Les citoyens de notre commune sont confrontés à de très grandes difficultés en matière de transport, et cela dure depuis de longues années. Nous avons déjà parlé au maire et même au chef de daïra sur ce problème, mais leurs promesses n’ont jamais été tenues. Nous réclamons plus que jamais le renforcement du nombre de fourgons exerçant sur la ligne vers Lakhdaria et l’établissement d’un programme de navettes quotidiennes pour chaque véhicule», dira un riverain.

L’approche de la rentrée scolaire est encore un souci que les autorités concernées négligent, mais qui a son importance pour les habitants et les élèves de Boukram. Ces derniers se plaignent aussi du manque de moyens de transport scolaire. «C’est un véritable calvaire pour les gens qui travaillent ainsi que pour les élèves et les étudiants. Il y a un manque flagrant de moyens de transport qui occasionne des désagréments énormes aux habitants.

La majorité des lycéens et des collégiens de Boukram sont scolarisés à Lakhdaria et ils ne disposent d’aucun moyen de transport. Ils subissent un véritable calvaire tout au long de l’année scolaire et plus particulièrement l’hiver», raconte un autre citoyen. Ce mal est subi quotidiennement par les habitants qui, parfois, ne trouvent même pas un moyen pour se déplacer. Chaque jour et à partir de 16 heures, les retardataires sont obligés de louer des taxis clandestins, moyennant un prix dix fois plus élevé que le tarif normal. Un appel est lancé aux services concernés et à leur tête la direction de transport de la wilaya pour se pencher sur ce problème.
Massinissa A.