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Station climatique de Tikjda

Quand tourisme rime avec embouteillages

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La station climatique de Tikjda, un haut lieu de villégiature et de tourisme de montagne, subit une anarchie de plus en plus étouffante. Cet endroit est incontestablement l’un des plus attractifs et accessibles à l’échelle nationale.

Il est d’ailleurs fréquenté par une masse touristique très importante, issue majoritairement de l’Algérois. Cependant, cette affluence spectaculaire des amoureux de la montagne n’est accompagnée d’aucun aménagement ou programme d’accueil, en témoignent les trois km, à l’approche de la station climatique, souvent embouteillés, qui transforment l’envie de villégiature en cauchemar, notamment quand le touriste se déplace en famille.

Les familles se retrouvent prises en otages à l’intérieur de leurs véhicules dans des bouchons monstres, qui ne se désengorgent que pour se condenser de nouveau. Le temps d’arriver à la station, il est déjà temps de repartir dans les mêmes conditions jusqu’au carrefour du CW98. Même les parkings y font défaut et les accotements sont pris d’assaut par des «parkingeurs» armés de gourdins, comme pour souhaiter la bienvenue aux récalcitrants ne voulant pas payer les «faux» les droits de stationnement.

À cette anarchie s’ajoute l’étroit accès donnant à la station. En guise d’accotements, l’usager remarque de «minces rubans» des deux cotés, boueux et truffés de flaques d’eau usées de surcroît. Pourtant, des solutions existent pour désengorger les lieux. La première étant l’aménagement de parkings au niveau des terrains nus à proximité du poste du détachement de l’ex-Garde communale, située à 2 km à peine de la station.

Une proposition faite par la direction de la station climatique et qui attend toujours une réponse. L’idéal étant ensuite de mettre à la disposition des visiteurs des navettes pour parcourir cette distance, qui offre un parcours pédestre paradisiaque. L’aménagement d’une simple piste pédestre en parallèle à cette route, saturée chaque week-end, est ce que demandent des milliers de familles.

«C’est à croire qu’il n’y a aucune volonté politique à développer le tourisme en ces lieux. Il est difficile d’imaginer que ceux qui viennent de loin pour se détendre chez nous rentrent avec le souvenir d’une journée cauchemardesque», se désole un habitant de la région.

O. S.