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Gisements de minerais, plâtre médical, sel, gypse…

Que de ressources naturelles non exploitées

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La commune d’Ahnif, située à 40 km à l’Est du chef-lieu de Bouira, possède des atouts et potentialités considérables mais inexploitées. On y trouve, par exemple, des gisements de minerais qui n’attendent qu’à être travaillés. Seuls quelques carrières d’agrégats et le site du plâtre médical, sis au lieu-dit Amenhar 1, sont en exploitation.

A noter que le site Amenhar 1 a fait couler beaucoup de salive, ces dernières années, au motif que l’usine transformant la première matière a été installée sur les territoires de la commune voisine d’El-Adjiba, alors que le gisement se trouve sur les territoires de la commune d’Ahnif.

Une situation qui a créé un sentiment de frustration, notamment chez les jeunes chômeurs de la localité d’Ahnif, alors que les collectivités locales d’Ahnif ne perçoivent pas les différentes taxes dues à l’exploitation de ce site. Par ailleurs, d’autres gisements, et pas des moindres, attendent toujours leur exploitation, pour créer de la richesse et permettre à cette municipalité déshéritée d’amorcer l’essor économique tant attendu.

Sur la surface et le sous-sol du vaste territoire de cette municipalité au climat semi-aride, il y a des richesses naturelles qui «dorment» encore, attendant d’être «exhumées». L’on parle du silicium, du sel, d’agrégats, du ciment, du gypse, de pierres de schiste (pierre bleue, etc.) et bien d’autres. Ces immenses ressources naturelles suffiraient à transformer, si elles venaient à être exploitées, Ahnif en localité riche et financièrement autonome.

Sur le terrain, les choses ne se présentent pas comme telles, laissant sur leur faim une population qui piaffe d’impatience de voir les richesses de sa commune sortir des entrailles de la terre. «Il est malheureux que de constater que notre commune (Ahnif, ndlr) est pauvre alors qu’elle recèle des ressources naturelles exceptionnelles. Le taux de chômage chez nous a atteint des records, et notre localité se classe paradoxalement parmi les plus pauvres d’Algérie», se désole un habitant d’Ahnif-centre.

La commune est dotée, par ailleurs, de vastes terres agricoles dont la majorité n’est pas exploitée. Il y a aussi le verger oléicole qui occupe, selon des chiffres communiqués, pas moins de 3 600 hectares, soit 45% de la surface agricole utile (SAU). Ainsi donc, malgré toutes ces potentialités, la commune d’Ahnif «sombre» dans un sous-développement et un marasme économique qui étouffent les habitants.

S. Y.