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RAS BOUIRA - Résorption de l’habitat précaire

Un dossier vieux de 20 ans !

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Le problème de l’habitat précaire au niveau du quartier de Ras Bouira, à la périphérie du chef-lieu de wilaya, se pose toujours. Ce dossier est vieux de vingt ans et malgré les initiatives entreprises par les pouvoirs publics ces derniers années pour trouver des solutions à cet épineux problème, rien ne se profile à l’horizon.

Lors de la dernière session de l’année 2018 de l’APW de Bouira, des élus avaient évoqué ce dossier et avaient fait des recommandations sur la nécessité de la réouverture du dossier pour sa régularisation. Il y a encore quelques jours, le dossier a effectivement été examiné par l’assemblée de wilaya lors d’une séance consacrée à l’évaluation des recommandations faites par l’APW.

Lors de cette réunion, le secrétaire général (SG) de la wilaya est revenu longuement sur ce problème. Ainsi et selon les informations fournies par ce responsable, dans le cadre des initiatives prises par les pouvoirs publics en vue de régulariser ce dossier, une première opération de recasement a été inscrite en 2001.

À l’époque, les autorités avaient recensé pas moins de 400 familles occupant des habitations précaires au niveau du site de Ras Bouira. Un projet de relogement de ces familles a été alors inscrit et confié à l’AADL. Pour mener à bien ce projet, les pouvoirs publics avaient dégagé un site de onze hectares pour accueillir les nouvelles habitations. Une partie de ce site, soit 5 ha, appartient à l’APC tandis que l’autre partie, soit un peu plus de 5 ha, relève du domaine de l’état.

Une étude technique sera engagée par l’AADL et celle-ci a conclu sur la répartition du site en 339 lots à bâtir suivant un schéma approuvé par la wilaya. Sur ce site, il a été procédé à l’implantation de 97 unités de logements. Ces habitats ont été d’ores et déjà réalisés et occupés par des familles occupant jadis des logements précaires. Certaines familles concernées par un plan dit de restructuration inclus dans la même opération, avaient bénéficié de lots de terrains où ont été réalisées 62 habitations individuelles.

Le site en question n’est pas encore viabilisé. 180 autres lots du même site ont été réservés à une promotion immobilière. Cependant, cette opération initiée par les pouvoirs publics au début des années 2000 n’a pu être menée à terme et elle a buté sur certaines difficultés. Parmi celles-ci, les services de la wilaya évoquent l’exigüité du site de recasement mais aussi et surtout le refus des occupants de démolir les habitats précaires.

Dans une tentative de trouver une issue à ce problème, il a été décidé de reloger le reste des familles dans une cité sise à Errich où ont été édifiés 250 nouveaux logements. Là encore, un problème s’est posé car la plupart des familles concernées par le recasement avaient refusé de rejoindre les nouveaux logements. En outre, certaines d’entre ces familles avaient quitté les nouveaux logements pour regagner de nouveau l’ancien site. Un site qui n’est pas encore viabilisé. Le problème reste donc entier.

Pis encore, la situation des habitants qui avaient bénéficié de lots à bâtir n’est pas encore régularisée. Beaucoup de ces habitants réclament des actes de propriété qui tardent toujours à être délivrés. L’une des raisons ayant amené à cette situation n’est autre que le non acquittement de certains occupants de ces lots des sommes dues au trésor. Devant cette situation pour le moins inextricable, et dans l’optique de solutionner les problèmes restés en suspens, plusieurs réunions ont été tenues pour tenter de trouver des pistes à même de débloquer les choses.

La dernière en date remonte au 12 février de l’année dernière et qui a vu la présence d’un directeur central du ministère de l’habitat et des responsables de l’AADL. Selon le SG de la wilaya, la réunion en question a été reportée pour une autre date. Le même responsable a tenu à rassurer les élus de l’assemblée de wilaya quant à la tenue de nouvelles réunions dans les prochains jours pour tenter de trouver des solutions durables et clore définitivement ce vieux dossier.

D. M.