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SAHARIDJ - Elle survole deux établissements scolaires

Une ligne HT de tous les dangers

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L’une des plus anciennes lignes électriques de haute tension (HT) de la région de M’Chedallah survole dangereusement deux établissements scolaires mitoyens du chef-lieu communal de Saharidj.

Il s’agit du CEM 27 juin 1957 et la nouvelle école primaire que ne sont séparés que d’un mur d’enceinte. Cette ligne qui dépasse les 60 ans d’âge, affiche une usure qui donne des sueurs froides avec des câbles usés et dilatés qui pendent lamentablement au dessus des deux établissements ainsi qu’une maison de jeunes.

Non seulement les fils électriques passent à quelques mètres seulement des toitures mais plus grave encore, ils sont un peu plus bas que le niveau d’un pin d’Alep centenaire épargné lors des travaux de terrassements de la cour de l’école primaire qui l’ont non moins dangereusement fragilisé à sa base et dont le tronc frôle les dix mètres de circonférence.

Les violents vents dominants auxquels est directement exposé ce gros arbre finiront bien un jour par le jeter par terre en entraînant dans sa chute la ligne électrique en question, laquelle passe au dessous des branches du côté de la partie basse.

Une chute des câbles se résulterait par une catastrophe. Les agents de la SDC se content quelquefois de procéder à un léger élagage sur l’arbre qui menace la ligne. Un procédé loin d’éloigner le danger qui règne en ces lieux. La question qui vient à l’esprit en constatant ce lugubre décor peu rassurant est comment a-t-on pu délivrer les permis de construire de ces trois infrastructures étatiques réalisées directement sur la servitude de cette ligne de haute tension ?

En 2008, la SDC a engagé une procédure judiciaire contre la direction de l’éducation de Bouira l’accusant d’avoir réalisé le CEM sous la ligne HT mais l’établissement étant à cette période mis en service depuis plus de 20 ans déjà, elle a été déboutée. Une autre action judiciaire a été engagée contre l’APC de Saharidj toujours pour le même motif, dont la SDC n’a pas eu non plus gain de cause.

En attendant qu’une solution soit dégagée, les élèves des deux établissements scolaires et les jeunes fréquentant la maison de jeunes restent exposés au danger de cette ligne électrique suspendue comme l’épée de Damocles au dessus de leurs têtes.

Oulaid Soualah