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SAHARIDJ - Incinération des ordures

Une pratique de tous les dangers

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Faisant fi de la réglementation, l’APC de Saharidj procède toujours à l’incinération des déchets. Ces derniers temps, tout le chef-lieu de la commune et les agglomérations périphériques se retrouvent enveloppés dans un nuage de fumée ocre, toxique et asphyxiante, du fait de la proximité de la décharge publique, située à moins de 200 mètres de la périphérie sud du chef-lieu, mais aussi et surtout de la nature des déchets incinérés, composés en majorité de grignons. Une matière résultat de la trituration des olives dont la composante est hautement polluante.

Dans la région, les propriétaires des huileries n’ont pas trouvé d’endroit idéal pour se débarrasser de ces encombrants et polluants déchets que cette décharge, dite «contrôlée». Ce sont de véritables montagnes de ce produit toxique, déversé par chargements sur ces lieux, auxquels les éboueurs de l’APC mettent le feu pour en réduire de volume. Le plus grave dans cette situation est le fait que le grignon, brûlé très lentement, est hautement toxique, étant composé de matières grasses.

Rappelons que le chef de daïra, qui a été interpellé à ce sujet, a instruit les responsables des APC et de la daïra d’enjoindre les propriétaires des huileries à déverser les déchets issus de leurs activités au niveau du CET d’Ahnif, sachant que les responsables du centre d’enfouissement technique en question ont déjà donné leur accord. Pour revenir à la décharge de Saharidj, il y a lieu de signaler qu’elle est située à moins de 50 mètres de l’unique stade communal, qui reçoit quotidiennement des centaines d’athlètes et de sportifs. Le lycée, la bibliothèque communale, le CFPA et le siège de l’APC se trouvent à moins de 200 mètres de ladite décharge.

Cette dernière est aussi mitoyenne de plusieurs cimetières récemment aménagés. Il est utile de signaler que le procédé d’incinération des ordures est chaque année à l’origine de départs de feu qui détruisent peu à peu le tissu végétal, composé de forêts vierges au milieu desquelles elle (décharge) est implantée. Notons enfin que la commune de Saharidj est la seule commune de la daïra de M’Chedallah qui ne déverse pas ses ordures au niveau du CET d’Ahnif, à cause d’un manque de moyens de transport, apprend-on.

O. S.