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AHNIF - École primaire Boubi Ali

Vétusté, exiguïté et insalubrité

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L’école primaire Boubi Ali, l’une des plus anciennes de la municipalité et implantée au chef-lieu de commune, fait face à de plusieurs carences, à commencer par la vétusté et l’usure de l’infrastructure, notamment le bloc des logements de fonction réalisé en R+1 dont le rez-de-chaussée abrite l’administration et le bureau du directeur.

Ce bloc affiche une inquiétante dégradation au point où une commission technique a prononcé sa réforme en 2014, lors des inondations qui ont noyé ce rez-de-chaussée. La contrainte suivante est la pollution provoquée par les étales des marchands ambulants en majorité des fruits et légumes, ajouté à ceux de la volaille sur pied égorgée et déplumée sur place et des poissonniers.

Ces étales encerclent étroitement l’établissement, avec en prime une nuisance sonore venant des sirènes des trains dont la voie ferrée est située à moins de 15 mètres, au même titre que l’ancienne gare remise en service l’année passée. Notons que l’espace nu situé devant l’entrée principale de l’école fait le double office de marché quotidien et de place publique.

La surcharge des classes et l’exiguïté sont aussi l’une des carences dont se plaignent les enseignants sachant que l’effectif est de l’ordre de 604 élèves repartis sur seulement treize classes. On signale que les dix logements de fonction sont toujours occupés par des enseignants partis en retraite depuis plusieurs années, sans qu’ils ne songent à les libérer malgré plusieurs tentatives de l’APC de les déloger pour reloger les enseignants en exercice dont la majorité vient de loin, mais en vain.

Une source proche de l’APC affirme qu’une opération d’attribution de logements ruraux à ces indu-occupants a été entamée par l’APC. Malheureusement, certains d’entre eux figurent sur le fichier national et n’ouvrent donc pas droit à cette aide à l’auto-construction.

Oulaid Soualah