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AKBOU - Projet du stade des Martyrs

Ce qu’il faut savoir…

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Qu’en est-il du chantier du stade des Martyrs d’Akbou ? Pourquoi les travaux sont-ils à l’arrêt ? Quelles en sont les causes et quelles mesures ont été prises ? Pour en savoir davantage sur le dossier, vu l’importance qu’il revêt pour la population d’Akbou, les services de l’APC s’expliquent sur cette situation. Interrogé sur la genèse de ce projet et les obstacles cumulés qui ont entravé sa réalisation, Saïd Takorabet, vice-président chargé des travaux au sein de cette municipalité, a retracé, depuis l’installation de la nouvelle Assemblée, qui remonte à l’exercice 2018, les différentes étapes qu’il a eu à traverser ainsi que les procédures administratives et techniques, auxquelles il a pris part.

«Je ne peux vous entretenir sur la période antérieure à notre installation. Seulement et pour être clair, il faut savoir que nous avons hérité certes d’un projet d’envergure mais aussi d’un cadeau empoisonné. Ceci pour dire que les étapes d’une bonne entame n’avaient pas été respectées et la précipitation dans la démolition a fait tout le reste.» Saïd Takorabet ajoute : «Le stade communal d’Akbou ne date pas d’hier. Il existait bien avant l’indépendance et a participé à la joie de plusieurs générations.

Seulement, les décisions qui ont été prises au moment des faits n’ont pas été profondément réfléchies ou du moins concertées. Sinon, comment se fait-il qu’une décision de démolition soit prise avant même de trouver un lieu de substitution pour cette masse de jeunes en quête de défoulement. A-t-on songé un instant aux répercussions que cela pouvait avoir ? C’est justement là, une des causes qui ont donné naissance à ce long feuilleton.

Le citoyen est dans son droit de connaître tout et en particulier, les raisons ayant incité les responsables, à ce moment-là, à précipiter les procédures de sa démolition, avant que les conditions liées à sa reconstruction soient réunies, à savoir : les différentes études préliminaires, tels l’impact sur l’environnement, l’étude de sol…»

Les explications du maire Mouloud Salhi

Poursuivant sur sa lancée, le vice-président chargé des travaux a tenu à préciser : «En dépit de l’impact de l’opération et de la complexité des procédures sur l’ensemble du staff, cela ne nous a aucunement fait fléchir ni laissé indifférents face à cette impertinente privation qui exigeait de tout un chacun une solution prompte. On savait que cela n’allait pas être facile, mais on a pris immédiatement le taureau par les cornes et on a entamé les premières démarches qui consistaient en la mise à jour des études relatives à sa remise sur rails.

On a refait la totalité des études qui pouvaient nous être exigées par les services techniques de la wilaya. Sachant qu’un tel projet ne pouvait être finalisé à notre niveau du moment qu’il dépassait la fourchette des 20 milliards de centimes.» Concernant la progression des procédures de relance des travaux, le même responsable n’a pas manqué de souligner que les démarches entreprises, tant sur les plans administratifs que techniques, ont toutes été finalisées et approuvées par les services concernés de la wilaya : «Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’on est bien partis pour entamer l’opération.

Tous les documents exigés pour jouir du droit au permis de construire ont été remis et, par conséquent, approuvés par les services concernés de la wilaya. Le dossier ficelé est au niveau du guichet unique, où il sera examiné au cours de la prochaine réunion pour un dernier contrôle d’usage. Nous avons fait du porte-à-porte, organisé des sorties sur site et transféré les courriers de main en main pour contourner les lenteurs administratives.» Sur le sujet, Mouloud Salhi, président de l’APC, a indiqué : «Je dirais que la colère émanant de la frange juvénile est on ne peut plus légitime quand on voit le nombre d’années de retard qu’a pris le projet.

Seulement, les jeunes doivent savoir que nous n’avons jamais failli dans cet important dossier. Cette structure, une fois finie, représentera un chef-d’œuvre architectural unique en son genre. Il ajoutera sans doute beaucoup de charme au décor naturel que recèle notre commune-mère.» Saïd Takorabet estime lui pour sa part aussi que «le plus dur a été réalisé. Une fois le permis de construire en main, nous ferons appel au bureau d’études pour la mise en place du cahier des charges, qui déterminera toutes les conditions et règlements liés à cette opération.

Par la suite, il sera remis à la Commission technique des marchés pour son approbation. Et ce n’est qu’à ce niveau qu’on pourra lancer l’appel d’offres national.» Avant de conclure, le P/APC ajoutera que «c’est là un projet doté de blocs multifonctions. Il sera d’un apport considérable aussi bien pour le mouvement sportif que culturel. Plusieurs pavillons verront le jour et seront affectés en fonction des besoins. Il sera composé d’un parc pour 250 véhicules, de plusieurs locaux commerciaux, d’un bloc de regroupement de diverses associations, d’une maison de la presse et bien d’autres salles annexes. Une grande esplanade accompagnera également l’édifice pour l’organisation de diverses festivités sportives ou culturelles.»

Hamid B.