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DRAÂ EL-MIZAN - L’ancien tribunal menace ruine

Danger sur les passants !

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L’ancien tribunal rénové au lendemain du séisme de Boumerdès, qui tenait pourtant bon, s’effrite de jour en jour et menace ruine. Au fil des ans, d’autres fissures apparaissaient sur ses murs.

Dernièrement, un pan entier s’est écroulé, alors que des personnes étaient assises à quelques mètres de là. «Fort heureusement que c’est un pan de l’angle de son mur qui s’est détaché. Nous avons eu peur à l’écoute du fracas engendré par la chute du bloc de béton. Je demande à toutes les personnes qui ont l’habitude de s’adosser aux murs de ce tribunal de ne plus le faire. C’est dangereux», a confié un témoin oculaire de cet incident.

Beaucoup, comme notre interlocuteur, étaient choqués. «En entendant ce bruit, j’avais cru qu’un véhicule avait perdu son contrôle et se dirigeait vers nous. Nous avons eu des sueurs froides», a dit une autre personne. Déjà de loin, on peut voir que cet édifice est dégarni de son crépissage et entièrement lézardé, risquant de s’écrouler à n’importe quel moment.

«C’est une construction menaçante. Si par hasard, la terre tremblait, celle-ci tomberait et risquerait d’emporter des vies humaines. Tout d’abord, elle est dangereuse et puis elle enlaidit cet endroit d’autant plus qu’elle est située sur la route principale qui traverse la ville. Nous ne savons pas ce qu’attendent les responsables concernés pour la démolir et dégager cette assiette foncière ô combien intéressante pour la réalisation d’un édifice d’utilité publique», a estimé de son côté, un autre habitué de ce lieu. Et un autre d’attirer notre attention : «Pis encore, cela fait maintenant une vingtaine d’années que le nouveau tribunal a ouvert ses portes. Malheureusement, la plaque «El Mahkama» est toujours là accrochée devant l’entrée principale de ce tribunal réformé.»

Pourtant, les responsables locaux avaient évoqué à plusieurs reprises que ce terrain est retenu pour la réalisation d’une annexe de la maison de la Culture Mouloud Mammeri, à l’image de celle d’Azazga.

Il faut aussi souligner qu’un tel centre culturel est important pour cet important chef-lieu de daïra quand on sait que la maison des jeunes Arezki-Mansouri se trouve dans un endroit éloigné du centre-ville et peu de personnes la connaissent.

D’ailleurs, pour toute activité culturelle, les organisateurs des associations sollicitent la bibliothèque communale. Parfois, en raison de ses activités, notamment en cette fin d’année scolaire où elle est ouverte aux candidats aux examens de fin d’année, le créneau horaire est parfois indisponible pour la tenue d’autres activités.

Les autorités locales doivent décider du sort de ces anciennes habitations menaçant ruine, à l’instar du tribunal, afin d’éviter tout drame. A noter qu’au centre-ville, il y en a une certaine à être dans un état délabré, donnant pignon sur rue, comme celle qui fait face à la mosquée Ali-Mellah.
Amar Ouramdane