Accueil Kabylie De nouvelles habitations toujours pas raccordées

AïT YAHIA MOUSSA - Électrification rurale

De nouvelles habitations toujours pas raccordées

125

Le problème d’électrification rurale est un casse-tête pour les responsables locaux. D’ailleurs, c’est l’une des revendications qui revient au quotidien sur le bureau du maire.

Tout comme tout ailleurs, le programme d’électrification a été bloqué depuis des années par manque de financement des opérations inscrites. «Il y a très longtemps que nous n’avons pas bénéficié d’opération de ce genre. Je peux vous dire que cela constitue un problème épineux au niveau de notre commune, où de nombreuses habitations ont été construites en dehors des villages notamment dans le cadre de l’habitat rural.

Comme vous savez, notre municipalité a bénéficié au début des quotas importants», répondra le maire, Rabah Hamitouche, que nous avons approché à ce sujet. Pour notre interlocuteur, toutes les demandes collectives de citoyens ont été déposées à la direction de l’Energie et des Mines. «Nous attendons le dégel du programme pour pouvoir obtenir notre part.

Nous avons à peu près 250 foyers sans électricité», précisera le maire. Selon la même source, l’espoir d’obtenir des réponses est permis d’autant plus que ce problème avait même été soulevé par les citoyens dernièrement, lors de la visite du wali dans la région. Effectivement, des citoyens de Tifaou et des hameaux environnants ont sollicité l’intervention du premier magistrat de la wilaya pour venir à bout de ce grand problème.

«En 2018, nous avons encore plus d’une cinquantaine de foyers sans électricité», avait dit un intervenant devant la délégation qui accompagnait le wali, le 1er novembre dernier, lors de l’inauguration de la stèle dédiée aux martyrs de la révolution dans ce village. Devant ce manque, les citoyens recourent aux branchements chez leurs voisins qui leur causent énormément de désagréments. «Les branchements illicites nous reviennent cher.

Tout d’abord, il faudra acheter des centaines de mètres de câble à un prix fort. Puis, nous faisons souvent face à des chutes de tension. Les habitants qui nous « servent » ce courant électrique nous exigent de payer en forfait parfois jusqu’à 10 000 dinars par trimestre voire plus dans certains cas. Nous interpellons tous les responsables concernés à résoudre ce problème épineux», déclarera un habitant d’Ath Attella.

La population de cette commune attend toujours la mise en service du gaz naturel. «On parle de quelques solutions pour certains villages telles par exemple le raccordement d’Ath Rahmnoune à partir d’Imlikchen (M’Kira), d’Imzoughène et une partie de Tafoughalt à partir de Tizi-Gheniff.

Cependant, une grande partie de la commune ne le sera qu’à partir de la conduite principale allant d’El Mers en passant par les villages de Sanana et d’Ichoukrène (Draâ El-Mizan). Les travaux ont repris mais il faudra compter au moins une année pour leur achèvement voire plus à cause du relief accidenté traversé par cette conduite dite de transport», dira un membre d’un comité de village du versant de Tachtiouine.

Amar Ouramdane