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Draâ El-Mizan - Important incendie à Boufhima

Des centaines d’oliviers détruits

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Depuis le début de l’été, c’est l’incendie le plus dévastateur qu’a subi, avant-hier, la région.

Alors que sur tout le territoire de la daïra pas moins d’une cinquantaine d’hectares ont été ravagés par les flammes depuis le début de l’été, à Boufhima, à 5 km à la sortie ouest de la ville, des centaines d’oliviers ont été décimées par les flammes, avant-hier, ainsi que des maquis. Pour rappel, un départ de feu a été repéré dans des oliveraies peu avant 13h, samedi dernier.

Sitôt signalé, les sapeurs-pompiers et les services des forêts ont déployé tous leurs moyens pour l’éteindre. Mais à cause des températures trop élevées, en cette journée du 17 août, et des vents qui soufflaient sur la région, le feu a dévoré tout ce qu’il a trouvé sur son passage. La lutte contre les flammes a alors commencé. Cependant, faute d’accès, les soldats de feu ont adopté une autre stratégie, en se positionnant sur la route, afin d’empêcher les flammes d’atteindre d’autres exploitations voisines. Malheureusement, plus de 20 hectares ont été réduits en cendres. Une autre fois, on a constaté que l’ouverture de pistes agricoles vers les oliveraies et les champs urge dans la plupart des exploitations.

Les oléiculteurs, pour leur part, étaient impuissants devant l’ampleur de cet incendie. Et dire que la saison oléicole s’annonçait prometteuse ! «Ce sont des criminels sans foi, qui s’adonnent à de telles pratiques. Nous avons tout perdu, en une demi-journée. Pour régénérer tout ce qui a été brûlé, il faudra des dizaines d’années. C’est malheureux !», se lamente un oléiculteur complètement abattu, en voyant toute son oliveraie partir en fumée.

A noter qu’il a fallu également la mobilisation des citoyens pour venir à bout des flammes dans la soirée. D’ailleurs, peu avant le coucher du soleil, quelques troncs brûlaient encore. Avec l’arrivée d’un vent chaud, le risque de revoir les tisons s’enflammer n’est pas à écarter. En tout cas, ce n’est pas encore la fin de l’été et les températures qui ne cessent de grimper représentent un facteur de risque de voir d’autres feux se déclarer dans les maquis à cause de la broussaille et des herbes sèches, qui jonchent les routes et les sentiers menant aux champs et aux maquis.

En dépit de toutes les campagnes de sensibilisation organisées ici et là, peu avant le début de l’été, les incendies sont nombreux comparativement à l’an dernier, où leur nombre était quasi nul. D’ailleurs, Frikat, Aït Moussa, Aïn Zaouia et Draâ El-Mizan ont été épargnés à ce jour. Une chose est sûre, tout le monde souhaite une baisse des températures dans les prochains jours, car la canicule y est pour beaucoup dans le départ des feux.

En attendant, la vigilance est de mise et la prudence est recommandée quand on sait que la négligence, par exemple, au moment de l’incinération des fumiers et autres déchets, peut aboutir à des catastrophes.
Amar Ouramdane