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BOUMERDÈS - Enseignants et parents d’élèves mécontents

Grogne dans l’éducation

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Les élèves du nouveau lycée de Timezrit, dans l’extrême Est de Boumerdès, ont enclenché, avant-hier, une grève, pour dénoncer leurs mauvaises conditions de scolarité. Ils se plaignent notamment de l’absence d’une cantine scolaire au niveau de leur établissement récemment ouvert après près d’une dizaine d’années de retard. Selon un parent d’élève, les repas sont préparés dans la cantine d’un CEM de la commune et distribué à midi pour les lycéens. Mais dimanche dernier, les repas n’ont pas été distribués faute d’un véhicule pour les transporter, charge assumée par l’APC. Il faut souligner que d’autres établissements primaires sont également ravitaillés à partir dudit CEM. Les lycéens réclament l’ouverture de la cantine scolaire. «Au centre-ville, il est difficile de trouver un fast-food et nous devons parcourir près d’un kilomètre pour casser la croûte», ont-ils expliqué.

Des enseignants débrayent à Chabet El Ameur

Les enseignants de l’école primaire Hamel Slimane du village Aït Said, dans la commune de Chabet El Ameur, ont observé, hier matin, un arrêt de travail, pour protester contre les mauvaises conditions de travail. Des délinquants se sont introduits, dans la nuit de lundi à mardi, à l’intérieur d’une des salles de classe où ils ont bu, versé de l’alcool, vomi et uriné par terre. «C’est inadmissible ! Nous ne pouvons travailler dans de telles conditions de totale insécurité», s’exclame une enseignante. Les gendarmes se sont déplacés sur les lieux et constaté de visu les délits et dégâts causés.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les auteurs d’un tel acte abject commis dans un établissement du savoir. Les enseignants relèvent notamment la nécessité de doter l’établissement de moyens de sécurité, en particulier durant la nuit. Les enseignants grévistes signalent également le manque d’hygiène, notamment dans les sanitaires et les citernes à eau et mettent en garde contre les dangers que les élèves courent à cause d’un mur qui menace de s’effondrer.

Des parents d’élèves protestent à Bordj Ménaeïl

Les parents d’élèves de l’école Tahrir, dans la ville de Bordj Ménaeil, à l’est de Boumerdès ont protesté, en ce début de semaine, pour la troisième fois consécutive, contre la dégradation des conditions de scolarisation de leurs enfants. «La structure scolaire se détériore de plus en plus sans qu’aucune mesure ne soit prise pour éviter des dangers à nos enfants», assurent des parents d’élèves. Ces derniers affirment que des classes ont été fermées en raison de la dégradation totale de l’étanchéité de l’établissement et refusent des chalets en préfabriqué comme solution au problème de surcharge de classes. Les parents d’élèves ont soulevé également l’insalubrité de l’établissement, notamment les sanitaires.

Ahmed, un parent d’élève, nous affirme que «l’école avait pourtant bénéficié d’un projet de réhabilitation, mais les travaux sont arrêtés depuis près d’un an sans qu’aucun élu ne daigne faire un geste pour débloquer la situation». La commune de Bordj Ménaïel compte 29 écoles primaires réparties à travers tout son territoire, un nombre important pour lequel les moyens déployés en matière de cantines et de ramassage scolaire sont insufisants.

Z Youcef