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Ouadhias

La cité Les halles dans un état déplorable

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La cité 156 logements de Ouadhias, au Sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, appelée communément «les Halles», est dans un état déplorable. Ses ruelles ne sont ni bétonnées ni revêtues et les ordures y foisonnent, tout comme les chiens errants, les reptiles, les rats et toutes sortes d’insectes, ce qui donne un décor déplorable «agrémenté» d’odeurs fétides.

C’est à se demander comment font les habitants pour supporter ce laisser-aller généralisé et la pestilence non-stop qui règne dans cette cité, dont la construction ne remonte pourtant qu’à quelques années. Il faut signaler qu’à leur attribution aux bénéficiaires, la plupart des appartements n’étaient pas encore totalement achevés et les travaux de voirie n’étaient pas effectués.

Du coup, pour accéder ou sortir de cette cité, notamment en saison humide, il faut chausser des bottes de pluie. La boue et les flaques d’eau mènent la vie dure aux locataires. Même les véhicules sont «interdits» de passage. En été, poussière, insectes et mauvaises odeurs reprennent le relais. Rencontré avant-hier sur les lieux, un résident, qui essayait de brancher illicitement son appartement au réseau électrique, fulminera : «Notre bloc n’est ni raccordé au réseau de l’AEP ni au réseau électrique.

Les rez-de-chaussée sont indûment occupés. L’éclairage public est saboté par des malfrats et n’est toujours pas réparé. Nous vivons finalement dans une autre cité précaire. On dirait que la précarité nous colle à la peau. Nous demandons aux responsable concernés d’avoir un peu de pitié pour les centaines d’habitants de cette cité». Plus loin, un autre citoyen, irrité, tempêtera : «Je suis là depuis 2007. Le logement dont j’ai bénéficié n’était pas complètement fini à son attribution. Les eaux pluviales s’infiltrent à travers le toit à la moindre averse, ce qui nous empoisonne la vie à longueur d’année.

J’ai pourtant saisi l’OPGI pour des travaux d’étanchéité, en vain». Interrogé à ce sujet, le P/APC des Ouadhias confirmera : «(…) Les habitants nous mettent beaucoup de pression mais nous ne pouvons pas intervenir car c’est à l’OPGI de finaliser l’ensemble des travaux. Hélas, elle ne fait rien pour le moment». Un peu plus en bas, au niveau des bâtiments construits par une agence immobilière, le constat est pareil, en plus du débordement des eaux usées du talweg provenant d’une partie de la ville.

Hocine T.