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ATH AMAR MOUSSA - Blocage du projet d’extension du réseau électrique

La concertation engagée !

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A Ath Amar Moussa, «le problème d’extension du réseau électrique remonte à 2008. Cela fait donc une douzaine d’années que 37 foyers patientent pour avoir cette énergie électrique. En attendant, ils recourent à des branchements chez les voisins et parfois à plus de 1 000 m de distance. En 2014, une commission technique composée des représentants de la Direction des mines et de l’énergie (DME) et de la Sonelgaz était sortie sur le terrain. Tous les plans ont été faits. On croyait que les foyers allaient enfin être raccordés, en vain. Le projet a été gelé. Et à notre grande surprise, en décembre dernier, l’entreprise est arrivée, après le dégel du projet. Nous avons alors appris que seulement 14 foyers seront pris en charge», a affirmé Ali Bendaoui, président du Comité de village.

Il est à souligner que mercredi dernier, une réunion s’est tenue, au siège de la mairie, en présence du P/APC, des représentants de la DMI, de la Sonelgaz et de l’entreprise ainsi qu’une délégation du Comité de village. «Nous avons posé sur la table ce problème et toutes les contraintes inhérentes à cette opération. Tout le monde a reconnu que c’est un droit légitime. Cependant, faute de moyens financiers, les habitations ne seront pas toutes prises en charge. Il manque plus de 400 ml et des poteaux qu’il faudra financer», a-t-on fait savoir.

Au terme de cette rencontre, il a été décidé qu’une commission composée de la Direction des mines et de l’industrie (DMI), la Sonelgaz et l’entreprise réalisatrice va se déplacer, au courant de la semaine, sur les lieux pour se pencher sur la situation et trouver une solution, en vue de satisfaire notre revendication. Nous comptons beaucoup sur les engagements des responsables pour résoudre ce problème de manière définitive», a confié le président du Comité de village. Par ailleurs, on a appris que la commune a bénéficié de plusieurs opérations dans le cadre de l’électrification rurale.

Cependant, elles ont été gelées à cause des restrictions budgétaires imposées par le Gouvernement, au début de l’année 2016. C’est dire qu’il faudra attendre leur dégel pour que ces centaines de foyers puissent bénéficier du courant électrique et abandonner enfin les branchements illicites qui leur coûtent cher, a-t-on fait remarquer. «Contraint d’habiter mon logement réalisé dans le cadre de l’habitat rural, j’étais obligé de recourir à un raccordement par câble chez mon voisin à plus de 500 m de chez moi. Cela me revient cher parce que je verse à mon voisin un tarif forfaitaire. A cet effet, nous interpellons les responsables concernés, afin d’intervenir et trouver une solution à notre problème, au plus vite», a ajouté un habitant du village.

Amar Ouramdane