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TIZI-GHENIFF - Carré des martyrs de Adila

La liste nominative approuvée

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La liste des martyrs inhumés à Adila, aux abords de la RN68, à la sortie de la ville vers les Issers (Boumerdès), est en passe d’être réglée.

Selon le président de la Kasma des Moudjahidine, celle-ci a été approuvée par la direction des Moudjahidine de Tizi-Ouzou. A rappeler que les cinquante sépultures de ce carré ne portent pas de noms, et la liste nominative n’avait pas été arrêtée jusque-là bien que ce carré existe depuis 1963.

«Il fallait identifier ces Chouhada au moment de l’inhumation de leurs ossements. Malheureusement, rien n’a été fait à cette époque-là. Pourtant, dans chaque sac comportant les ossements, il y avait le nom correspondant. Le problème aurait été réglé et ne traînerait pas tant d’années», explique un ancien moudjahid.

Après de longues recherches, la Kasma des Moudjahidine et les organisations des enfants de Chahids sont arrivés, à l’aide de témoignages, à identifier quarante d’entre eux, alors que dix autres sont encore inconnus. «Nous avons, à maintes reprises, tenté de convaincre tous les présidents d’APC qui se sont succédé à la tête de l’APC, en vain. Dernièrement, nous avons même recouru à une action de protestation afin de nous faire entendre.

C’est notre histoire. On ne doit pas laisser tout un carré de martyrs dans l’anonymat. Toutefois, le problème est en voie de règlement. On attend seulement que la plaque soit prête afin de la placer lorsque l’occasion se présentera pour enfin lever le voile sur cette partie de notre histoire», dira un membre de la Kasma des Moudjahidine. Par ailleurs, la famille révolutionnaire attend toujours que des réponses lui soient données concernant le patrimoine colonial, tel que le centre de torture existant à la cité évolutive, sise sur le CW107 vers M’Kira, qui ne tardera pas être démolie.

«Nous ne voulons pas que cette habitation ayant servi de centre de torture soit démolie parce qu’il s’agit d’un pan de notre histoire», dira un habitant. En outre, dans cette commune, de nombreux établissements scolaires sont en attente de baptisation, à l’exemple du CEM Base 5 (réalisé en 1995) et le lycée polyvalent (réalisé en 1998), outre quelques rues et places publiques. Une liste a été présentée en mai 2016 à l’Assemblée mais elle n’a pas été encore validée.

Amar Ouramdane