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Tirmitine

Le maire interpelle la DSP

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Pour une population estimée à plus de 19 000 âmes, selon le dernier recensement, le moins que l’on puisse dire est que la couverture sanitaire dont bénéficie la commune de Tirmitine est de loin très insuffisante pour répondre favorablement à la demande.

À ce sujet, le P/APC, M. A. Sili regrette que sa commune soit victime d’un «manque d’égards de la part des autorités du secteur, notamment la Direction de la santé et de la population DSP, et ce malgré nos incessantes interpellations», comme il a tenu à le préciser.

En effet, selon ses explications, les structures existantes sur tout le territoire de la municipalité ne sont adéquates ni quantitativement ni qualitativement. La polyclinique, pourtant, d’un style et d’un volume imposants, n’a d’une telle structure que le nom, selon notre interlocuteur qui dira que celle-ci est dépourvue du minimum de moyens humains et matériels afin de satisfaire la mission qui est la sienne.

«Les prestations à ce niveau se sont réduites aux actes paramédicaux les plus élémentaires, pansements, injections… En matière de consultations, hormis celles relatives à la médecine générale, aucune consultation spécialisée n’est assurée. Le service de radiologie qui devait être doté de l’équipement nécessaire ne fonctionne que par intermittence, faute de radiologue et à cause des pannes répétitives. Vous imaginez que pour de telles prestations, nos citoyens se déplacent à Draâ Ken Khedda ou Tizi-Ouzou. J’interpelle encore une fois les autorités concernées, car la structure existante si elle était dotée de moyens, elle pourrait soulager énormément nos patients et baisser la pression sur les structures de Tizi-Ouzou et de DBK», estime M. Sili.

Ce fait est aggravé par la fermeture de deux salles de soins, celles de Thaguardith et de Thadarth Tirmitine. Sur les quatre que comptent la commune, il ne subsiste que deux, celles de Zerrouda et celle du village Yahia. «Et quand on connaît le relief géographique de notre localité, formée de trois hameaux qui ne sont desservis par aucune ligne de transport, on imagine ce que va endurer un citoyen pour un simple pansement ou une injection», a regretté M. Sili.
Rabah A.