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AÏT YAHIA MOUSSA - Restauration du musée Krim Belkacem

Les explications du maire

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Le musée Krim Belkacem de Tizi Aïssa, dans le versant d’Iâllalen, est délabré.

En effet, depuis la restauration de la maison natale du lion des djebels, Krim Belkacem, en 1999, celle-ci n’a subi aucune autre rénovation ni encore moins un entretien digne de ce nom, d’autant plus que cette bâtisse datant de l’ère coloniale s’avère vétuste, notamment les toitures qui laissent filtrer les eaux pluviales. Certes, durant des années, c’étaient les membres de l’association qui porte le nom du signataire des accords d’Evian qui essayaient tant bien que mal avec leurs moyens dérisoires d’entretenir ce musée, mais ces dernières années, tout est à l’abandon. On croit savoir que l’APC a décidé de restaurer ce haut lieu. «Nous avons fait des fiches techniques, tout d’abord ouvrir un accès jusqu’au musée en supprimant les rampes d’escalier. Ce sera une piste carrossable.

Quant à sa rénovation entière, nous avons déjà déposé une fiche technique. Nous souhaitons qu’elle sera prise en charge d’ici le mois de mars», confiera Rabah Hamitouche, en sa qualité de maire d’Aït Yahia Moussa. On croit savoir que le 19 mars prochaine, à l’occasion de la célébration du 57e anniversaire de la signataire des accords d’Evian, le musée abritera les festivités de la Fête de la victoire. On parle d’un programme riche et varié qui sera rehaussé par la visite d’un ministre du gouvernement. Pour cette information, elle n’a pas été confirmée officiellement. Cependant, de nombreuses personnes en parlent. Ce sera aussi, peut-être, l’occasion de mettre en service le gaz naturel dans certains villages de la commune.

En tout cas, c’est ce que colportent ici et là des sources locales. Concernant toujours le musée, il est attendu qu’il soit érigé en musée national parce que la promesse a été faite depuis longtemps. «Nous demandons à ce qu’il soit érigé en musée national parce qu’un tel endroit ne peut être dirigé par une association dont les moyens sont trop limités. Une fois la décision prise, il aura un personnel qualifié qui se chargera de son fonctionnement. De nombreux visiteurs souhaitent venir à Tizra Aissa, mais personne n’est prêt à les accueillir. Nous attendons aussi que les autorités locales placent une plaque directionnelle au niveau du chef-lieu communal afin de montrer le chemin à prendre aux personnes venant des autres localités. Sans cette plaque, personne ne saura la direction à prendre pour arriver jusqu’au musée, où un pan de l’histoire de l’Algérie est minutieusement gardé en dépit de manque de moyens.

Des documents sont disponibles sur le parcours de ce héros et de son engagement dans la voie de l’indépendance depuis le début des années 40, ainsi que sur la guerre de libération nationale: coupures de presse, documents authentiques, photos…», dira un ex-membre de l’association Tarwa N’Krim Belkacem. Enfin, tous ces musées portant les noms de ces grandes figures historiques ont besoin d’une grande attention parce que les générations actuelles et futures ont besoin de connaître l’Histoire de ces hommes et femmes qui se sont sacrifiés pour la libération du pays du joug colonial.

Amar Ouramdane