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Ridane

Sahari, un village déshérité

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Le village Sahari dans la commune de Ridane, à l’extrême Sud de Bouira, est parmi les plus déshérités de la wilaya. En effet et selon ses habitants, il souffre de beaucoup d’insuffisances et accuse surtout un important retard, en matière de développement. Parmi les insuffisances relevées figurent celles liées aux commodités vitales nécessaires à une vie décente. «Notre village est dépourvu de tout. Il n’y a ni eau potable ni gaz ni électricité. On vit dans le dénuement total», a confié un villageois. Et d’ajouter : «La population livrée à elle-même n’en peut plus. Se procurer ne serait-ce qu’un peu d’eau s’apparente à un véritable parcours du combattant, car nous sommes obligés de parcourir de longues distances pour s’approvisionner.

Il en est de même pour le gaz butane.» Les habitants de Sahari ont également évoqué l’état des ruelles, qui sont quasi impraticables. «En hiver, les ruelles du village sont boueuses et inondées par les eaux de pluie et il devient difficile de se déplacer ou de circuler. En été, la boue laisse place à la poussière, qui envahit toute la localité. L’aménagement fait aussi défaut sachant qu’il n’existe ni trottoir ni ouvrages d’évacuation des eaux de pluie et encore moins d’éclairage public», ont ajouté nos interlocuteurs. L’autre contrainte évoquée concerne l’absence de prestations de santé. A ce sujet, un habitant a expliqué qu’un dispensaire existe certes dans la localité mais il est fermé depuis la fin des années 1980. «Le dispensaire est toujours fermé. Il a été carrément abandonné», a-t-on indiqué.

Une situation qui oblige la population à recourir à la location de clandestins, moyennant des sommes exorbitantes, pour les besoins de transfert des malades. Là aussi, la tâche est loin d’être aisée, car les structures sanitaires sont éloignées et souvent saturées. Compte tenu de ces difficultés, les villageois demandent l’intervention du wali qu’ils invitent à venir visiter le village pour voir ce qu’ils endurent.
Djamel M.