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BÉJAÏA - Bibliothèque principale

Sit-in des hommes de lettres et culture

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Plus d’une centaine de citoyens, entre hommes de lettres, cinéastes, journalistes, enseignants d’université, étudiants et membres des cafés littéraires de Béjaïa et d’Aokas, ont observé, avant-hier, un rassemblent devant la bibliothèque principale de la ville de Béjaïa.

Le but de cette manifestation, lit-on dans la déclaration distribuée à la presse, est de «dénoncer avec force» les «atteintes graves à nos droits et libertés, le verrouillage des espaces d’expression culturelle et artistique, la polarisation des initiatives culturelles engagées par les pouvoirs publics, la privatisation des établissements culturels et l’affairisme culturel».

Le document distribué fait également mention des exigences des manifestants qui se portent sur «l’ouverture des établissements culturels aux associations, artistes, écrivains, scientifiques… sans restrictions d’aucune sorte, l’ouverture de toutes les bibliothèques de Béjaïa 7 jours sur 7 et 24 h/24, une programmation régulière de qualité, le maintien du projet initial de création d’une école des beaux-arts, rattachée à l’école supérieure des beaux-arts d’Alger…».

Les protestataires appellent aussi à la création d’un comité de défense de leurs libertés. Interrogé, un membre du café littéraire de Béjaïa indique que ce rassemblement est décidé suite à la «mainmise» des autorités sur les salles de conférences de Béjaïa. «La salle de conférences de la bibliothèque principale nous a été interdite depuis neuf mois», déplore-t-il, précisant que l’interdiction ne leur est pas signifiée «de manière directe et frontale».

«Ça fait neuf mois qu’on a demandé la salle, elle ne nous a pas encore été accordée. Il n’y a pas de refus net, mais à chaque fois, on fait tout pour nous en éloigner. Les subterfuges utilisés consistent, par exemple, à nous demander d’aller chercher une autorisation auprès de la wilaya, chose que nous refusons, ou à nous demander de reporter la conférence…», s’indigne notre interlocuteur.

B Mouhoub.