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MEDIAS - Interférences des ondes radiophoniques

Tigzirt à l’heure espagnole !

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L’accès aux chaînes radios nationales ou locales depuis le littoral de Tigzirt est quasiment impossible, celui-ci étant brouillé par des interférences radiophoniques étrangères, principalement espagnoles.

En dépit des améliorations apportées ces dernières années par les pouvoirs publics dans le domaine de la radiodiffusion, beaucoup de citoyens de cette ville et des villages environnants, situés sur les côtes méditerranéennes, se plaignent toujours de ces ondes «envahissantes», qui empêchent une écoute normale des programmes nationaux. Bien qu’ils reconnaissent que l’introduction des chaînes nationales via la fréquence FM ait quelque peu amélioré la qualité de l’émission, les amateurs de la radio font état de tracasseries quotidiennes, voire de l’impossibilité de suivre les programmes radiodiffusés locaux ou nationaux à cause des interférences avec des chaînes émettant depuis la péninsule ibérique.

Ces dernières, émettant en langue espagnole, entrave l’accès aux locales à longueur de journée. Pour les citoyens, l’intervention des services de la communication est plus que nécessaire car le problème date de toujours, soit depuis la création des chaînes radio nationales. «Je ne suis pas trop ‘’radiophile’’, mais je ne peux pas m’en passer en voiture. Malheureusement, lorsque j’allume le poste radio à Tigzirt, je finis toujours par l’éteindre à cause de ce problème d’interférences. C’est vraiment dérangeant», se plaint un quinquagénaire. Comme ce dernier, ils sont nombreux à faire part de leur exaspération, notamment les femmes au foyer : «Il y a une petite amélioration, certes, mais le problème n’est pas réglé pour autant. Il y a des jours où les chaînes espagnoles perturbent toutes les chaînes nationales. C’est frustrant, car j’y suis accro», regrette une autre auditrice. En fait, le problème des interférences avec les ondes des radios espagnoles s’est toujours posé dans cette région.

Les anciennes générations en témoignent : «Avant l’arrivée des satellites et des paraboles, nous ne pouvions pas écouter la chaîne TV algérienne. N’était la presse écrite, on se sentirait coupés du monde tant l’information locale et nationale peinait à nous arriver», raconte un senior rencontré dans un café dans la ville. «Il n’y a pas longtemps, les télés installées dans les cafés maures ne transmettaient que des chaînes espagnoles. On se croirait en Espagne», ajoute-t-il, avant de lancer un appel pour régler définitivement défaillance.

Akli N.