Accueil Tizi Ouzou Un marché encombrant

M’kira Il se tient tous les dimanche et mercredi au centre-ville

Un marché encombrant

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Il ne se passe pas un mercredi ou un dimanche, sans qu’une rixe ou altercation n’ait lieu au chef-lieu (Tighilt Bougueni) de la commune de M’Kira.

La cause principale de ces colères n’est autre que la tenue du marché hebdomadaire sur les trottoirs et même sur la chaussée de ce petit centre urbain. Depuis des années, ces activités commerciales se tiennent une place, devant le centre de santé mais ces derniers temps, les vendeurs de fruits et légumes n’hésitent plus à étaler leurs marchandises partout. En raison de la promiscuité des lieux, il est aujourd’hui pratiquement impossible de se frayer un passage, surtout entre huit heures et midi. La circulation automobile devient alors impossible. « De la mosquée à l’entrée de ce soit disant centre-ville, sur une distance de cinq cents mètres, il faut au moins une heure de temps pour trouver une issue. C’est alors que commencent les altercations entre les marchands et les automobilistes. Il faut dire aussi qu’il n’y a aucun corps de sécurité pour régler la circulation. C’est un calvaire permanent pour tous », nous a dit un habitant. Quant aux commerçants de cette rue, cette situation ne leur cause pas seulement des désagréments, mais aussi des pertes en terme de chiffres d’affaires. « Vous voyez, les clients n’entrent pas dans le magasin car l’accès est bloqué. Les vendeurs viennent déposer leurs cageots de fruits et légumes juste devant l’entrée. Personne n’intervient pour y remettre de l’ordre. C’est une anarchie totale à laquelle nous sommes livrés », nous a répondu un commerçant de cette rue principale. L’autre cause de ces embouteillages immenses, c’est la station de fourgons sise en face de la mosquée. Dès qu’un fourgon commence à faire des manoeuvres, c’est l’arrêt total de la circulation automobile pendant au moins cinq minutes. Si nous évoquons ce cas, c’est parce qu’à M’Kira, il n’y a aucun lieu qui pourrait accueillir ce marché. Etant une commune rurale, cette municipalité n’a aucun terrain relevant du secteur domanial, ne serait-ce que pour lancer un quelconque autre projet. M’Kira, comme toutes les communes rurales de Kabylie, souffre énormément du manque d’assiettes foncières. Mais il faudrait quand même trouver un moyen pour réguler toutes ces activités qui ne cessent d’empiéter sur les autres commerces légalement ouverts tout le long de la rue principale.

Amar Ouramdane