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Draâ El-Mizan L’ancien stade a été affecté pour un projet de logements

Boufhima attend son aire jeu

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Les  jeunes de Boufhima, qui espéraient, au lancement des travaux de l’aire de jeu, voir achevé le projet avant le début de l’été dernier, ont vite déchanté. « Quand nous avons vu le bulldozer activer et déraciner les frênes, nous avons cru que c’était bien parti, mais voilà maintenant plus de deux ans que le site de notre stade a été réaffecté pour la réalisation de 160 logements dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire sans qu’une autre assiette ne lui soit attribué. Nous commençons à perdre espoir, car aucune entreprise n’a repris les travaux », nous ont confié des jeunes qui se préparaient à remettre cette revendication sur le tapis et à solliciter à cet effet les responsables locaux. « Certes, nous avons été compréhensifs, d’autant plus que ce sont nos familles qui souffrent du manque de logements dans notre commune, mais cela ne veut pas dire qu’ils vont nous mettre aux oubliettes. Nous, les jeunes, nous n’avons rien, ici à Boufhima. Au moins quand nous avions un stade, nous organisions des tournois de football qui nous permettaient de nous défouler. Nous n’avons ni aire de jeu ni foyer pour jeunes », a ajouté l’un d’eux. Il faut dire qu’il n’y a pas que cette localité qui souffre du manque de telles structures, d’autres villages et faubourgs de Draâ El Mizan, tel  que Draâ Sachem, en sont aussi dépourvu. Et c’est la raison pour laquelle les jeunes ont carrément fermé le CET réalisé au lieu-dit « La Décharge », histoire de faire pression sur les autorités. En ville, à l’exception du stade Chahid Mohamed Boumghar, il n’y a pas d’autre infrastructure sportive. L’histoire de la salle omnisports, endommagée par la neige en 2005, qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, n’a pas encore trouvé son épilogue. « C’est dommage que cette salle ne soit ni reconstruite ni réhabilité ni délocalisée, huit ans après les dégâts qu’elle avait subi. Pourtant, même le wali l’avait visitée en 2011. On a même entendu dire qu’une piscine semi-olympique allait être réalisée juste à côté de cette salle. Nos jeunes sont livrés à l’oisiveté dans une société impitoyable », dira un cadre sportif de la ville. Draâ El-Mizan, double chef-lieu, de daïra et de commune, est pourtant l’une des localités les plus importantes de la wilaya, en terme de population, néanmoins, elle enregistre un manque criant en matière d’infrastructures sportives et de jeunes.

A. O.