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Aït Yahia Moussa : Les habitants de " Bouzelha" interpellent les autorités

Les camions de gros tonnages indésirables

1973

Depuis quelque temps, un nouveau phénomène est apparu dans certains villages de la commune, notamment au niveau d’Ath Attella. Il s’agit de l’extraction du tuf. « Des entreprises saisissent l’occasion et font des terrassements à certains citoyens gratuitement ; et en contre partie, ils dégagent des tonnes de tuf qu’ils utiliseront dans leurs chantiers », nous confiera un habitant du village. Ce que les pétitionnaires trouvent anormal est surtout que ces camions, de passage de nuit comme de jour, dégradent de jour en jour la route qui mène vers leur village, refaite, il y a de cela trois ans, en tapis. « Le bitume commence à s’effriter, en plus nous avons constaté des affaissements ici et là », ajoutera notre interlocuteur. D’ailleurs, les habitants du quartier dit les « Bouzelha » ont adressé une doléance (dont nous détenons une copie) au maire, au chef de daïra de Draâ El-Mizan et au directeur des Travaux publics pour intervenir et mettre un terme à cette situation qui leur envenime la vie. « Ces camions chargés de tuf causent aussi des dégradations au CW 152 qui relie tout le versant Ouest au chef-lieu et même à Timezrit (Boumerdès). Alors, si demain les citoyens viennent réclamer sa restauration, que tous les services concernés prennent leurs responsabilités », s’insurgera un autre citoyen. Si ces pétitionnaires ont relevé ces désagréments, ils n’ont pas omis aussi de signaler les bruits causés par les moteurs et le grincement des freins. D’ailleurs, les habitants de Tachtiouine, d’Imoulak et tous ceux qui résident de part et d’autre de ce chemin de wilaya ne sont pas épargnés.  » On ne ferme plus l’œil depuis que ces camions de gros tonnage y passent en pleine nuit. S’agissant d’une pente du point de départ jusqu’au chef-lieu pour rallier la RN 25, le système de freinage ne cesse de fonctionner. Imaginez alors ce qu’ils font comme pollution sonore. Ni nos vieux ni nos enfants n’arrivent à retrouver leur sommeil dès qu’ils sont réveillés par ces bruits », ajoutera un autre interlocuteur. En tous cas, les pétitionnaires n’attendent que la réaction des autorités, sinon, annonceront-ils, ils passeront à l’action.

Amar Ouramdane