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Aïn El Hammam : l’antenne semble pourtant fin prête

L’agence CNR se fait attendre

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Accueillie avec soulagement, il y a quelques mois, la construction d’une agence CNR (caisse nationale des retraites) à Ain El Hammam se fait désirer. Les retraités qui passent devant la bâtisse ne cessent de s’interroger sur les raisons de ce retard que «rien ne justifie», à leurs yeux. Situés à l’entrée Ouest de la ville, les locaux viennent d’être aménagés sur les ruines de l’ancienne agence de la banque algérienne de développement (BADR), endommagée par un incendie, il y a quelques années. Les travaux qui avaient débuté au mois d’octobre, semblent terminés, sans qu’une quelconque information ne filtre quant à l’ouverture prochaine de l’agence. Ce qui s’avère frustrant pour les centaines, voire des milliers de retraités des daïrates de Ain El Hammam et d’Iferhounene qui attendent de voir leurs préoccupations prises en charge sur place. L’ouverture de l’antenne de la CNR leur évitera tant de tracas qu’ils rencontrent, actuellement, lors de leurs déplacements jusqu’au chef-lieu de Tizi-Ouzou. Il n’est guère aisé pour un vieux grabataire de se déplacer jusqu’au chef-lieu de wilaya pour un quelconque contact avec «sa caisse de retraite». La plupart des habitants de Ain El Hammam ou d’Iferhounene habitent dans des villages éloignés, pour certains tels ceux d’Illiten, de plus de soixante kilomètres.Pour se rendre à Tizi-Ouzou, ils doivent se lever tôt pour rejoindre le centre où ils doivent voyager en fourgon. Les moins valides n’ont d’autres moyens que de louer un taxi pour toute la journée, pour plus de mille cinq cents dinars. Au début des travaux qui ne devaient durer que trois mois, on pensait que les locaux allaient ouvrir leurs portes dès le début du mois de février. Lors de notre passage sur les lieux, il y a quelques jours, nous n’avons remarqué aucune présence d’ouvriers ou de fonctionnaires, à l’intérieur ni à l’extérieur Au fait de la situation, un riverain nous fait savoir que «les travaux sont terminés». Pour les concernés, «un jour de plus est un jour de trop. Nous ne voulons plus de déplacements fastidieux, à notre âge, jusqu’à Tizi-Ouzou, vu que nous pouvons avoir sur place, le même service» se désole un ancien fonctionnaire qui ajoute : «on espère voir ces portes ouvertes rapidement».

A.O.T.