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Aïn El Hammam

Michelet se prépare pour la neige

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Pour ne pas être prises de court par la neige, qui ne tardera pas à recouvrir la région, les autorités de la commune de Aïn El Hammam commencent à prendre leurs dispositions pour parer aux premiers flocons. Les cimes du Djurdjura blanchies par la poudreuse depuis maintenant une semaine, nous rappellent que la poudreuse est là et qu’elle peut recouvrir la région à tout moment.
Devant le siège de l’APC, des engins de travaux publics sont alignés le long de la voie. Un camion de type M1 20 et un tracteur, munis de lames pour servir au déneigement, attendent, prêts au départ à la moindre alerte. Ils seront assistés dans leur tâche, si le besoin s’en fait sentir, par quatre pelles mécaniques et une niveleuse, pour dégager les routes de la commune et des chemins menant aux vingt deux agglomérations qui en dépendent. Habituellement, ce sont les grands axes qui desservent la ville et l’hôpital qui sont dégagés en priorité. Ce n’est qu’après que les engins s’attaquent aux pistes des villages. Une vingtaine de personnes parmi les employés du parc communal sont généralement réquisitionnées, pour effectuer l’opération de déneigement.
Deux chauffeurs par engins se relaient toute la journée alors que les services de la voirie doivent sillonner la ville pour nettoyer les avaloirs et éviter l’inondation des rues. L’APC n’est pas le seul organisme concerné par cette situation qui perturbe le quotidien des citoyens. Les services de la STP (ex-ponts et chaussées) ont, eux aussi, leur part de responsabilité dans l’exécution de l’opération de déneigement. Leur mission consiste, en effet, à ouvrir en premier lieu les axes reliant Aïn El Hammam aux communes voisines et au delà. À titre d’exemple, c’est à la subdivision des travaux publics qu’échoit la difficile tâche d’ouvrir la route du col de Tirourda. Cependant, force est de reconnaître que les maigres moyens matériels dont ils disposent, limitent leur intervention en temps de neige, comme, d’ailleurs, durant les autres saisons. Deux chasse-neiges dont l’un est en réparation, représentent tout «le parc» d’intervention face aux aléas climatiques. Sans engins de travaux publics (?), ils ne peuvent dégager un fossé ou une route encombrée par un éboulement. Personne ne s’étonne, alors, de voir la route du col de Tirourda où s’accumulent plus de trois mètres de neige, fermée durant une grande partie de l’hiver.
Les neiges de 2007 et de 2012 sont encore vivaces dans les esprits des habitants et des responsables locaux qui doivent éviter que la région ne soit isolée encore une autre fois.

A.O.T.