Accueil Tizi Ouzou Rien ne va à la cité 166 LSP

Tirmitine Les résidents déplorent de nombreux manques

Rien ne va à la cité 166 LSP

2440

Finalement, la remise des clés aux acquéreurs des " 166 LSP" du lieu-dit Tirmitine N'Boghni, en juin dernier, n'a pas été suivie de concrétisation des promesses faites par les responsables de l'agence foncière.

Même si les résidents ont déjà occupé leurs logements, acquis après tant de sacrifices, ils ne sont pas logés à la bonne enseigne. En effet, ils souffrent déjà de plusieurs manques. Dans une virée sur les lieux, un groupe formant le collectif des résidents attendait que l’eau leur soit servie. «Cela fait maintenant une semaine que nous n’avons pas eu une goutte d’eau. Nous essayons de joindre au téléphone la personne chargée de la distribution, en vain», s’élèvera une voix. Avant qu’une autre n’intervienne: «nous ne recevons qu’une heure par semaine. Et quand nous avons réclamé ils ont entièrement scellé cette vanne pour qu’on ne la touche pas». C’est l’un de la kyrielle de problèmes que vivent ces résidents. Une troisième personne rejoint le groupe et commence à énumérer d’autres manques. «Il n’y a pas d’aménagements comme prévu. Par ailleurs, même si vous voyez ces lampadaires, il faut que vous sachiez que nous n’avons pas d’éclairage public. Dès la tombée de la nuit, chacun rentre dans son trou. Et puis, comme vous voyez, nous sommes isolés», soulignera cette personne. Plus loin, des enfants, en principe, qui devraient passer leurs vacances, ailleurs, attendent au bord de la chaussée le passage du distributeur de bouteilles de gaz butane. Et c’est à ce moment là que nous nous sommes aperçus que ces logements, encore flambant neuf, ne sont pas raccordés au réseau du gaz naturel. «La conduite se trouve là-bas, à peu près à deux cents mètres, mais nous n’avons pas encore cette commodité», reprendra le premier interlocuteur. Pour un autre acquéreur, d’autres problèmes commencent à pointer le nez. Il s’agit, pour cet interlocuteur, des gouttières déjà abîmées. «Elles sont de mauvaise qualité. Sous l’effet de la chaleur et du froid, elles ont éclaté et laissent l’eau suinter sur les murs», précisera ce dernier intervenant. Devant tous ces manques, pourtant promis d’être comblés, les acquéreurs sont exaspérés, mais, laissent entendre qu’ils ne se laisseront pas faire parce qu’ils sont en train de réfléchir aux voies à suivre pour revendiquer un cadre de vie meilleur.

Amar Ouramdane