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Aïn El Hammam

Une direction intérimaire pour la BADR

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Le remplacement de monsieur Ben Azzoug Ahmed, le directeur de la Banque Algérienne de Développement (BADR) d’Aïn El Hammam, parti en retraite depuis trois mois, ne semble pas à l’ordre du jour de la direction générale de l’établissement bancaire. Les affaires de l’organisme bancaire sont, actuellement, gérées par une direction intérimaire qui ne peut remplacer un directeur nommé à ce poste. Les usagers n’arrêtent pas de se plaindre des attentes et des atermoiements, constatés au niveau de leur banque. Plusieurs clients nous ont joints pour nous faire part des difficultés qu’ils éprouvent à se rapprocher des guichets dont la plupart sont vides, faute de cadres. Ces derniers seraient, nous dit-on, partis sous d’autres cieux, sans que les responsables ne songent à pallier leur absence, dans l’intérêt de leur clientèle, pourtant très importante. En effet, la BADR d’Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au Sud-est de Tizi-Ouzou, couvre une population de plus de cent mille habitants, disséminés à travers les daïras d’Iferhounène, Aïn El Hammam, Ath Ouacif ainsi qu’une partie de Mekla et de Béni Yenni. Région d’émigrés par excellence, l’ex-Michelet est un grand pourvoyeur de devises grâce à ses nombreux retraités de France, revenus s’installer au pays. Les chaînes au niveau des guichets de devises en disent long sur le nombre de pensionnés de la CNAV (caisse nationale d’assurance vieillesse pour les retraités de France). C’est dire que, plus que tout autre, cet organisme bancaire qui gère des centaines de comptes en devises, ne doit se permettre aucune défaillance. Par ailleurs, les dossiers des bénéficiaires des dispositifs ANSEJ, CNAC, traités rapidement auparavant, n’ont plus droit de cité que deux fois par semaine. Ce qui accroît le retard dans l’obtention des chèques et augmente la pression sur les quelques cadres de la banque, encore en fonction. Ainsi, les chaînes humaines qui se formaient auparavant, seulement, lors du versement des pensions de France, deviennent maintenant quasi-quotidiennes. L’entrée de la banque est constamment obstruée par les usagers qui ne peuvent attendre leur tour dans le hall d’attente, toujours encombré de monde. Quant au traditionnel manque de fonds dont les usagers se plaignaient il y a peu, force est de croire qu’il n’est plus d’actualité. Les caisses sont approvisionnées régulièrement. Il reste que les demandeurs d’argent soient servis rapidement.

A.O.T.