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Aïn El Hammam

Opérations de reboisement insuffisantes

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Hormis quelques plantes ornementales, peu d’arbres, devant fixer le sol pentu des montagnes ont été plantés, cette année, à Aïn El Hammam. Comme l’an dernier et les années d’avant, le reboisement, comme on l’avait connu à une époque avec des milliers d’arbres, n’a pas eu lieu. Certes, des opérations de plantation d’arbres fruitiers par des particuliers, aidés parfois par les services publics, sont initiées, mais elles restent insuffisantes. En effet, les parcelles ciblées, limitées aux propriétés familiales, sont de dimensions réduites. Ce qui est loin de répondre aux besoins des centaines d’hectares mis à nus depuis des décennies à cause, notamment, des feux de forêts. En effet, chaque année, des dizaines d’hectares de forêts et de maquis disparaissent, calcinés par des incendies. Des centaines de figuiers, d’oliviers, de cerisiers et autres partent en fumée. Les feux inexorables laissent derrière eux des terrains, sans couvert végétal, voués à l’érosion. Des champs, jadis verdoyants, ne sont présentement que rocaille et cendres. Les flans de collines des villages d’Aït Sidi Ahmed ou d’Aguemoun Izem illustrent cette situation désastreuse. En effet, des milliers de chênes verts, de chênes lièges et d’oliviers qui faisaient une forêt il y a quelques décennies, ont disparu, donnant l’image d’un paysage lunaire recouvert de pierres qui roulent jusqu’à la route nationale 71, menant à Larbaâ Nath Irathen. Les méfaits de la main de l’homme ne se limitent pas seulement aux incendies, souvent volontaires, puisque des artisans, travaillant le bois, choisissent les arbres en bonne santé qu’ils achètent pour une bouchée de pain. Un faible pourcentage seulement du frêne ou du chêne abattu. De l’avis des amoureux de la nature, pour que toute cette verdure revienne un jour, un travail colossal de plantation intensif doit être effectué durant des décennies par les services concernés de l’État, en collaboration avec la population. Si Aïn El Hammam et ses environs sont considérés comme des régions arboricoles, certains endroits, difficiles d’accès, ne peuvent être plantés que d’«essence forestières adaptées aux spécificités locales du sol et du climat», comme spécifié par les arrêtés ministériels des secteurs concernés qui précisent d’ailleurs que «le plan national de reboisement inclut également la protection et l’extension des aires de broussailles (…)» ainsi que «la protection du patrimoine floristique et faunistique».

A. O. T.