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Draâ El-Mizan - Cité des 24 logements LSP

Les habitants crient à l’arnaque de la SDC !

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La cité des 24 logements LSP est toujours sans électricité. Les habitants recourent à des branchements anarchiques illégaux, depuis des années.

«Nous n’avons rien compris. Pourtant, depuis que nous avons acquis ces logements en 2008, nous n’avons pas cessé nos démarches pour que nos habitations soient éclairées», nous dit un membre du collectif des 24 logements LSP, en face du parc communal. Et un autre de prendre la parole: «suite à nos actions diverses, une niche pour transformateur électrique a été réalisée en face de nos habitations, et une enveloppe pour financer une ligne de moyenne tension souterraine a été elle aussi dégagée. Depuis plus de six mois, nous avons vraiment cru que les branchements n’allaient pas tarder. À la dernière minute, notre surprise fut totale, lorsque nous avons vu que les trente logements attribués l’an dernier, situés en contrebas, venaient d’être électrifiés à partir du poste que nous avions arraché après une grande lutte». Devant ce qu’ils considèrent comme une arnaque, ces résidents ont décidé de saisir la SDC locale. «Avant-hier, nous nous sommes enquis auprès des responsables de la SDC. Nous étions étonnés d’entendre que nous allions recevoir ce courant électrique à partir du poste sis à proximité de la cité Cnep et du CEM frères Harchaoui. Comment se fait-il que nos logements, qui sont juste à trente mètres à vol d’oiseau du premier poste, soient branchés à partir d’un autre poste sis à plus de cinq cents mètres? On nous a répondu aussi qu’il fallait attendre la levée des réserves», rapporte un troisième résident. Ces acquéreurs sont exaspérés de ces branchements anarchiques depuis maintenant neuf ans. «On ne peut plus supporter les factures salées que nous imposent les personnes chez lesquelles nous avons procédé aux branchements par câbles. Y aura-t-il une oreille attentive à nos appels?», s’interroge un dernier intervenant. «Cela fait plus de sept mois que l’entreprise chargée de l’opération des branchements est sur place. Mais, on ne voit pas l’achèvement des travaux. Parfois, les travailleurs partent et restent un mois sans revenir. Qui doit mettre fin à ce bricolage?», se demandent unanimement nos interlocuteurs. En tout cas, l’incompréhension est générale!

Amar Ouramdane