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BOUZEGUÈNE Il coûtera un milliard de dinars

Le chantier de l’hôpital lancé avant fin 2017

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Le chantier de l’hôpital de Bouzeguène devra être installé avant la fin de l’année en cours. Prévu à Ath Ikhlef, le projet est confié à la société nationale Cosider pour un coût de 100 milliards de centimes.

Cela fait six ans que le projet d’un hôpital à Bouzeguène, au même titre que cinq autres de la même envergure pour la wilaya de Tizi-Ouzou, a été rendu public. Un projet qui a, pour rappel, suscité une vive protestation de plusieurs villages de la localité, qui se sont rajoutées à celles de la population de la commune limitrophe, Illoula. Chaque village voulait, en effet, recevoir le projet sur ses terrains, au moment où d’autres projets structurants sont bloqués ou annulés, faute d’assiettes. Qu’à cela ne tienne, le projet a ressurgi au moment où le gouvernement précédent a décidé du gel de plusieurs projets non encore lancés. Une providence, en somme, qui a effleuré les populations de Bouzeguène et ses environs à l’annonce du lancement officiel dudit projet, avec, à la clé, la désignation de l’entreprise réalisatrice. Le maire de la commune, Mourad Bessaha, a indiqué le projet de l’hôpital, d’une capacité de 60 lits, a été inscrit au programme quinquennal 2015/2019 : «Je vous confirme que les travaux vont débuter dans les deux prochains mois. L’installation du chantier par Cosider devra intervenir durant cette période. Elle s’est engagée à lancer les travaux avant fin 2017», a informé le maire. Cette décision, longtemps attendue, a été accueillie avec une grande joie par les autorités et la population de Bouzeguène. La même source a tenu à rassurer, également, la population locale que l’étude d’implantation et de réalisation de l’hôpital, au profit d’une population globale de quelque 38 000 habitants (communes de Bouzeguène, Illoula-Oumalou, Idjeur et Béni Zikki), est en phase de finalisation. «Nous sommes en contact permanent avec les représentants de ce groupe de construction. Cosider ne cesse pas de nous rassurer que l’étude de réalisation et celle d’implantation de cette infrastructure sont en bons termes», a-t-il affirmé. Pour ce qui est du terrain d’implantation de cet hôpital, le maire précisera que le choix a été effectué après concertation avec plusieurs parties, notamment les villageois : «Une commission de wilaya, composée des représentants de différents directions et de l’exécutif local, en accord avec les représentants des comités de villages de Bouzeguène, avait été installée dans le but de choisir un terrain devant l’unanimité de tous. Tout le monde a été, finalement, d’accord pour le terrain situé à la place Imoughlaouène du village Ath Ikhlef, sur les hauteurs de la ville de Bouzeguène», explique M. Bessah. Une fois réceptionnés, l’hôpital et ses structures prévues seront d’un grand salut pour les populations locales et d’une grande utilité publique pour toute la localité, déclare le maire. Car, poursuit-il, «il devra répondre aux besoins des usagers en soins spécialisés de base, à l’instar de la médecine interne, de la pédiatrie, de la chirurgie générale et de la gynécologie obstétrique (…)».Selon le même orateur, il est prévu de le doter, en sus d’une maternité et d’un bloc opératoire, d’un service des urgences appelé à fonctionner 24h/24h. «Plusieurs services annexes ont été inscrits pour cette nouvelle structure hospitalière, dont un bloc d’imagerie médicale et un laboratoire d’analyses médicales», note-t-il. Les personnels bénéficieront ainsi de logements d’astreinte et d’un grand parking. Il est à signaler que les structures publiques de soins implantées actuellement dans la région se limitent à deux polycliniques, une sise au centre-ville et l’autre à Loudha-Guighil, de plus de quelques cabinets médicaux privés de la médecine générale. Il faut dire que, sur l’ensemble du territoire de cette région, il n’existe pas un seul cabinet de pédiatre par exemple. Les parents sont contraints de parcourir près de 30 km pour évacuer leur enfant à l’hôpital d’Azazga ou pour une consultation chez un médecin pédiatre à la même ville.

Mahdjouba Aggab