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AÏt Yahia Moussa - Déviation routière d'Assif N'Tletta

Un calvaire au quotidien

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À peine six mois après sa mise en service, la déviation vers Boghni et Draâ El-Mizan à Assif N’Tletta où se réalise le barrage d’eau commence déjà à présenter des malfaçons. En effet, avec les pluies abondantes tombées dernièrement, certains ouvrages d’art ont été obstrués par des gravats et des terres charriés par les torrents. Il faut aussi souligner que certains d’entre eux risquent de glisser vers les ravins. Eu égard à leur implantation sur des remblais, les automobilistes ont remarqué que les buses ont quelque peu bougé. «Nous sommes encore en automne. Et déjà on constate que certains ouvrages ne sont pas fonctionnels comme il devrait l’être. Alors que dira-t-on une fois la saison hivernale installée avec ses pluies torrentielles?» s’interrogera un transporteur qui assure la liaison entre Draâ Ben Khedda et Ait Yahia Moussa. Par ailleurs, l’on constate que la circulation sur cet axe routier de plus de cinq kilomètres est très dense. «C’est une route parsemé de virages dangereux. Et puis, comme elle est empruntée par des véhicules de gros tonnage et des bus, on ne peut pas rouler aisément surtout lorsqu’il y a du verglas. Vraiment, c’est un coupe-gorge. Une seconde d’inattention peut entrainer l’irréparable», remarquera un autre fonctionnaire qui se rend à Tizi-Ouzou. «Sincèrement, je préfèrerais partir chaque matin vers Alger via l’autoroute Est-Ouest que d’aller à Tizi-Ouzou. Imaginez pour faire 43 kilomètres, je mets plus de deux heures de route. En plus de cette déviation qui nous cause énormément de retard en raison de son trafic intense au ralenti, il faudra aussi avoir en tête les embouteillages au lieu-dit La Casse. En tout cas, nous sommes en train de passer des journées cauchemardesques notamment ces derniers jours où il a plu énormément», déclarera le même fonctionnaire. Ainsi, les travailleurs de la région embauchés à Tizi-Ouzou ou encore à Draâ Ben Khedda ne rentrent chez eux qu’à des heures tardives de la nuit. C’est le même désarroi chez les étudiants et les étudiantes. «Pour arriver à huit heures, il faudra se réveiller à quatre heures du matin afin de prendre le bus de six heures. Et au retour le soir, nous descendons à Draâ El-Mizan vers dix-neuf heures. Si vous n’avez pas quelqu’un qui vous attend, vous risquez d’être attaqué par des bandits», avouera une étudiante. Les voyageurs du versant sud de la wilaya ne souhaitent que l’achèvement de la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest afin d’oublier ce cauchemar et se soulager du stress qui les ronge au quotidien. C’est devenu pour eux infernal de se rendre à Tizi-Ouzou en raison de tous ces aléas et désagréments.

A. O.