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Aïn El Hammam

Des produits sensibles étalés à l’air libre

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Tout semble permis durant le mois de Ramadhan où de nouveaux commerçants font leur apparition sur les trottoirs ou carrément sur la chaussée. En sus de la gêne qu’ils créent aux piétons, ils se distinguent pas un manque d’hygiène flagrant, qui semble être leur cadet de leurs soucis. Ainsi, de nombreux produits périssables sont exposés, ces derniers jours, sur les étals et parfois même sur les… devantures de magasins. Outre les viandes et autres abats que certains étalent à la vue des clients qui passent sur le trottoir en les frôlant, d’autres aliments cuits ou crus sont vendus à l’air libre. Les fruits et légumes stockés dans des caisses trainant à même le sol boueux ne rebutent pas les consommateurs, qui semblent habitués à ces procédés. Ils ne sont d’ailleurs pas outrés d’apercevoir des kalb-louz et des zelabia vendus à l’air libre, exposés aux gaz d’échappement et à la poussière. Ne dit-on pas que le «ventre affamé n’a point d’oreille ?». Même si leur nombre est restreint en comparaison aux années passées, les vendeurs de pâtisseries orientales et autres friandises «propres au mois sacré», n’ont pas effectué d’efforts pour proposer des produits conformes aux règles élémentaires d’hygiène. Des galettes maison, enveloppées dans du papier cellophane, achèvent de griller au soleil devant les boutiques. Ce produit nouveau sur le marché est vendu dans des boucheries, des épiceries et autres fast-foods. Les habituels garages, transformés en pâtisseries à chaque mois de carême, ont, pour la plupart, comment disparu, laissant le créneau à des commerçants d’alimentation générale ou à ceux spécialisés dans les fast-foods, qui se reconvertissent dans la vente des zlabias et autres. Devant leurs camionnettes garées le long du grand boulevard, d’autres «nouveaux» commerçants proposent différentes sortes d’olives et autres «variantes», dans des cartons et des bidons ouverts, posés à même le sol.

A. O. T.