Accueil Tizi Ouzou Aïn El Hammam : Les candidats jugent le bac difficile

Aïn El Hammam : Les candidats jugent le bac difficile

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Si les épreuves du premier jour sont jugées « à la portée d’un élève moyen » comme l’affirment les professeurs de lycées, celles qui ont suivi, semblent d’un tout autre calibre. C’est en tout cas, ce que les candidats, particulièrement ceux des langues étrangères, ne cessent de répéter. Ils pensent, en effet, que les questions proposées « sont, dans l’ensemble, très difficiles ».
L’ambiance à la sortie du lycée, à la fin de la dernière épreuve, était plutôt festive. Les candidats semblent soulagés « d’en avoir fini », après une pression qui aura duré une année entière.
Même si le rideau est tombé sur le bac et que la Coupe du monde de football lui ravit la vedette événementielle, les candidats continuent de ressasser leur mécontentement et affichent déjà leur déception, préjugeant des résultats peu satisfaisants. Comme à la fin de chaque composition, ils se sont retrouvés, par petits groupes.
A l’éternelle question « tu as travaillé ? », l’inévitable réponse revient « j’ai fait ce que j’ai compris ». D’autres refusent, carrément, d’en parler et ajoutent avec philosophie : « De toutes façons on ne peut pas revenir en arrière ».
Si les épreuves du premier jour sont jugées « à la portée d’un élève moyen » comme l’affirment les professeurs de lycées, celles qui ont suivi, semblent d’un tout autre calibre. C’est en tout cas, ce que les candidats, particulièrement ceux des langues étrangères, ne cessent de répéter. Ils pensent, en effet, que les questions proposées « sont, dans l’ensemble, très difficiles ».
Au dernier jour, les réactions diffèrent d’un élève à un autre, suivant les filières. Cependant, l’épreuve de physique semble faire l’unanimité. Tous s’en plaignent, même les meilleurs qui s’attendaient à plus facile. « On a fait ce qu’on a pu » répondent-ils à leurs camarades qui les harcèlent.
Ils remettent leur sort aux mains des correcteurs qu’ils espèrent cléments : « J’espère qu’ils ne vont pas nous saquer » affirme une jeune fille qui pense avoir « réussi l’essentiel ». L’heure est maintenant à la décompression, pour quelques jours seulement, car au fur et à mesure que le jour de la proclamation des résultats approchera, la fièvre ne cessera pas de monter. L’attente angoissante, une autre épreuve plus dure, ne fait que commencer.

A.O.T.