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Boghni / Absence de Protection civile au chef-lieu de la commune

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L’incendie qui s’est déclaré dans une veille bâtisse située près d’une habitation il y’a trois jours, au centre-ville de Boghni, heureusement vite maîtrisé grâce à la mobilisation des voisins, a rappelé encore une fois, la nécessité de l’installation d’une unité de Protection civile au chef-lieu de la daïra.
En fait, ça fait maintenant des années que les citadins réclament la présence des pompiers au centre urbain, d’autant plus que le nombre d’habitants n’est plus le même et d’autres zones urbanisées ont fait leur apparition, en plus des cités créées à la périphérie.
Ainsi, en dépit de cette évolution, avec les conséquences qu’elle a entraîné en terme de besoin en services publics, rien n’a été fait lorsqu’il s’agit de porter secours aux citoyens en cas de catastrophe ou de sinistre. Partant de ce constat, dans une commune aussi importante sur le plan économique et social, l’on continue toujours de s’interroger du coté des habitants de la ville et même des autorités locales sur tout ce retard accusé pour assurer la protection des gens et des biens. Pourtant, au début de cette décennie, il était question d’un projet de réalisation d’une grande unité de Protection civile. Toutefois, le choix de terrain effectué à cet effet, s’est avéré par la suite infructueux en raison de la nature juridique du foncier sur lequel se sont battues les autorités de l’époque. Depuis, le projet a été délocalisé au profit de la daïra des Ouacifs, où la structure réservée aux pompiers a vu le jour au grand bonheur de ses administrés. Au demeurant, pour compenser le retard enregistré un autre projet plus important est accordé à la daïra de Boghni pour garantir une présence permanente des sapeurs pompiers. Il s’agit de la mise en œuvre d’une école en lieu et place de l’ex-entreprise communale de bâtiment, un site qui accueillera une unité de Protection civile et d’autres infrastructures d’hébergement de ce corps. En attendant le lancement des travaux qui s’étaleront sur plusieurs mois il y’a quand même urgence de mettre un dispositif d’intervention au centre-ville de Boghni en cas de catastrophe ou de sinistre, surtout à l’approche des grandes chaleurs.

M. Haddadi