Accueil Tizi Ouzou Maâtkas L’EN : A quelque chose malheur est bon

Maâtkas L’EN : A quelque chose malheur est bon

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C’est vrai que cela fait vingt-quatre longues années que notre football n’est pas présent dans la prestigieuse Coupe du monde. Il est vrai aussi que depuis une vingtaine d’années, nous n’avons pas pu avoir une équipe nationale performante. Il est aussi exact que notre sport en général se porte mal depuis au moins deux décennies. Les raisons sont différentes et parfois compréhensibles. On ne peut pas demander à quelqu’un qui brûle de faire autre chose que d’éteindre les flammes qui le consume. Après la décennie de terrorisme et la débâcle des années 2001 on ne peut guère briller sur la scène sportive. En somme, logiquement on avait d’autres chats à fouetter. Les a-t-on fouetté efficacement ? A coup sûr pas vraiment. Puisque le terrorisme est affaibli, mais il n’est pas tout à fait vaincu.
Les différentes revendications citoyennes ne sont toujours pas prises en charge dans leur globalité. La grogne et les cris de détresse des citoyens, rongés par le marasme multidimentionnel, se font toujours entendre à travers différentes actions de protestation, et ce un peu partout dans le pays. C’est dans ce contexte que Rabah Saâdane, l’entraîneur des Fennecs, devenus pas la suite les gladiateurs du désert est arrivé. Après seulement quelques mois de travail, une équipe s’est dessinée. Il faut avouer qu’elle nous a égayé. Non seulement parce qu’elle nous a permis de renouer avec la Coupe d’Afrique après une absence qui a duré deux éditions consécutives, mais par enchantement, les Verts ont pu atteindre les quarts de finale. Ce qu’il faut considérer à juste titre comme un vrai exploit et puis n’oublions pas que Saâdane et ses hommes ont réussi brillamment à nous qualifier en Coupe du monde dans des conditions que tout le monde connaît. Les gladiateurs ont pu éliminer les Pharaons, alors qu’ils étaient donnés favoris. N’oublions pas le sang et la sueur versés par non jeunots pour hisser le drapeau national en terre sud-africaine du prestigieux Mandela. Ne tombons pas dans l’amnésie, rappelons nous ces scènes de liesse populaire à travers le territoire national. Avouons que les Verts nous ont bien rendu heureux.
Il est également vrai qu’ils auraient pu nous envoyer encore au septième ciel, s’ils avaient mis K.O les Slovènes, une tâche largement à leur portée. Ghazzal et Chaouchi ont faussé la partie. Ne soyons pas durs envers eux. Peut-être, même si l’espoir est mince, trop mince même, que les gladiateurs du désert, dans un sursaut d’honneur et d’orgueil connu des Algériens, referont la même chose que lors de la débâcle malawite. Rien n’est impossible. D’ici là croisons les doigts et prions pour que cela se produise ou au moins pour éviter l’humiliation face à l’Angleterre de Capello. One, two, three, viva l’Algérie. “Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent,ce sont nos frères», disait Ait Menguelat en chantant la JSK.

Hocine Taib