Accueil Tizi Ouzou Aïn El Hammam : L’affectation d’un gynécologue devient impérative

Aïn El Hammam : L’affectation d’un gynécologue devient impérative

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Il est inconcevable qu’un hôpital de l’envergure de celui de Aïn El Hammam, fonctionne sans un spécialiste en gynécologie. Les femmes, considérées à risque (accouchements difficiles), auxquels les sages-femmes ne peuvent faire face sont orientées vers la clinique Sbihi, du chef-lieu.

Un parcours de cinquante kilomètres en route de montagne ne devrait pas être, très indiqué pour une parturiente sur le point d’accoucher. Une situation angoissante pour les parents et pour le personnel qui mesurent le risque de perdre la maman et son enfant.
Malheureusement, il n’est pas rare que l’attente d’un événement heureux, se transforme en deuil familial. Des décès de bébés, de leurs mamans et parfois des deux, sont signalés à plusieurs reprises. Seraient-ils sauvés avec une meilleure prise en charge que ne peuvent assurer que des spécialistes? Des cas qui ne devraient pas se produire en 2010. Ce qui est encore plus désolant c’est que sous d’autres cieux, la mère et l’enfant sortent sains et saufs. Malgré tout leur dévouement et leur savoir-faire, les sage- femme livrées à elles -mêmes ne peuvent pas se substituer au gynécologue. Quand bien même elles le voudraient, la loi implacable ne le leur permettrait pas. Pourtant, les patientes ne ratent jamais l’occasion de mettre en exergue la qualité des soins qui leur sont dispensés par le personnel paramédical.  » Avec un gynécologue dans le service, on ne parlerait plus de cliniques privées ni d’évacuations », note avec fierté un membre du personnel. L’affectation prochaine de spécialistes, annoncée par le ministre de la Santé et de la Population, sera suivie avec attention par les citoyens d’ Aïn El Hammam qui espèrent ne pas être oubliés, comme par le passé. Couvrant trois dairates et une population de plus de cent vingt-cinq mille âmes (125 000) disséminées dans plus de deux cents villages, l’EPH de Michelet est considéré comme la structure de santé la plus importante, après le CHU Nedir Mohamed. Les patients sont en droit d’y trouver une assistance qui les préserverait, au moins, de la mort. Les parturientes ne doivent plus souffrir ni mourir, par manque de gynécologue.

A. O. T.