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Bouzeguène Trois familles déjà évacuées

Un glissement de terrain menace le village d’Aït Salah

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Les habitants du village d’Aït Salah se sont tous mobilisés pour éviter le pire, suite à un important glissement de terrain, qui s’est déclaré ces derniers jours, plus précisément au niveau du quartier dit Iguer Ihedadhene dans le centre du village.

Au moins trois familles ont été évacuées et ont dû abandonner leurs habitations en raison de la proximité du glissement. Un monticule en forte inclinaison long de près de 400 mètres, situé entre un cours d’eau en aval et les premières maisons, en amont, s’est détaché dans un mouvement perceptible, emportant arbres et rochers. Le glissement a arraché deux conduites, celle d’un autre cours d’eau venant du haut du village et une conduite d’assainissement réalisée par les villageois, il y a plus de vingt ans. L’état d’urgence est décrété au village d’Aït Salah, à quelques six kilomètres du chef-lieu de la commune, suite aux intempéries de ces derniers jours. Le glissement de terrain menace pas moins de onze habitations du quartier et pourrait s’étendre à d’autres si des actions urgentes n’étaient pas entreprises. Les eaux qui se déversent sur le monticule de terre ont accentué la mobilité du glissement. Pour ralentir le mouvement du sol, les villageois qui se sont mobilisés comme un seul homme, ont couvert une partie du monticule de terre avec des bâches pour éviter les infiltrations des eaux pluviales et ont installé une sorte de caniveau avec des tôles pour drainer les eaux tumultueuses, résultant de la fonte des neiges et des pluies. Une longue faille s’est déclarée tout au long de la route menant au centre du village. Cette dernière a été coupée à la circulation des véhicules. Les villageois sont contraints de laisser leurs véhicules à l’entrée du village. De nombreuses correspondances ont atterri sur les bureaux des responsables locaux (Daïra et APC). Le chef de daïra de Bouzeguène s’est rendu mercredi dernier au village et a constaté sur place, l’ampleur du glissement. L’APC a mis à la disposition des villageois un engin, mais ces derniers ne savent pas quoi en faire sans une assistance technique. Le chef de daïra s’en tient exclusivement à l’étude technique, mais cette dernière risque de perdurer en raison des pesanteurs bureaucratiques et administratives. Avec l’instabilité de la météo et les lenteurs bureaucratiques, des conséquences regrettables sont à craindre au vu de la gravité de la situation.

Kamel Ahitos