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MAÂTKAS - Raccordement au gaz naturel

Au rythme saccadé

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Si pour certains villages du douar Aït Aïssa Ouziane, à l’instar d’Icherkiyen, Aït Ifrek, Aït Hlima et Tizi-Menous, l’alimentation en gaz naturel ne pose plus problème, ce ne semble pas le cas pour la plupart d’entre eux.

A en croire des membres de ce comité de village, l’entreprise en charge du projet fait preuve de lenteurs et ce «malgré les injonctions des autorités en charge du secteur et du chef de daïra», soutiennent-ils. Ces derniers nous ont informés que la conduite de transport souffre d’un reste à réaliser de 400 m linéaires et qu’il manque également quelque 400 branchements.

«L’entreprise a promis la fin des travaux de la conduite pour avant le 3 juillet prochain et la fin des branchements pour le mois d’août, alors que dans cette logique la mise en service est prévue au plus tard pour septembre prochain. Mais au rythme où vont les choses, nous doutons très fort que ces échéances soient respectées. Nous craignons de passer un autre hiver avec la bonbonne de gaz», disent nos interlocuteurs.

Le chef de daïra, auquel cette doléance a été exprimée par les concernés, soutiendra de son côté que chaque semaine, il tient une réunion avec l’entreprise en question en présence des responsables et techniciens de la Sonelgaz à propos de ce projet auquel il dit «attacher une attention particulière» et qu’à ce titre, il incitera encore une fois cette entreprise à respecter les délais avancés «faute de quoi, nous demanderons la résiliation de son contrat», menacera-t-il.

Par ailleurs, il convient de signaler que dans le même volet, c’est-à-dire l’alimentation en gaz naturel, il a été enregistré un taux d’avancement des travaux très satisfaisant pour les villages situés dans le versant sud de la commune et qui sont El Bir, Tkhribth et Ighil Aouen. «Nous avons dû résilier le contrat avec l’entreprise initialement choisie pour cause de retard dans les échéances. Dieu merci, celle qui est venue après s’est convenablement acquittée de sa tâche», dira encore à ce propos le chef de daïra.

Par ailleurs, nous avons appris d’un membre du comité de village d’Anegah, dans la commune de Mâatkas, que plusieurs habitations attendent leur raccordement au réseau d’électricité. Les propriétaires de ces dernières qui résultent de l’extension du village et, surtout, celles réalisées dans le cadre de l’habitat rurale se débrouillent comme ils peuvent. Certains s’alimentent chez des voisins, d’autres, par contre, recourent aux groupes électrogènes.

«Nous avons transmis notre doléance à l’APC. Celle-ci nous apprend qu’elle a, à son tour, saisi le secteur de l’énergie, mais pour l’heure, les concernés attendent toujours. Car les prix sont jugés excessifs pour la mise en place d’une ligne», nous dira notre interlocuteur.
Rabah A.