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Brèves de Souk El-Tenine

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Fruits et légumes : les prix en nette baisse

Comparativement aux journées qui ont suivi la fête de l’Achoura, la mercuriale a nettement chuté au niveau du marché de fruits et légumes de Souk-el-Tenine où les prix affichés sont relativement cléments. En effet, la tomate qui était cédée à 150 DA est proposée ce mercredi entre 50 et 70 DA, en fonction de la qualité. La carotte à 60 DA contre 100 DA et la courgette dont le prix oscillait entre 180 et 220 DA est cédée à 80 DA. Même chose pour l’haricot qu’on peut acheter à 120 DA alors qu’il était à 200 DA et plus. Le piment, le poivron et la salade ont aussi connu une significative baisse dans les prix, puisque les prix sont de 70 DA pour les deux premiers et 80 DA pour la dernière, contre respectivement 120 et 130 DA il y a quelques jours.

Une salle de réunions en projet

Nous avons appris auprès du maire de Souk-el-Tenine que le projet de construction d’une vaste salle de réunion a été envisagé par l’APC. Selon la même source, celle-ci sera érigée en surélévation de la structure qui abrite présentement le centre de scolarisation des enfants atteints de trisomie 21 et qui a ouvert ses portes au début de cette semaine. «Elle sera mise à la disposition des comités de villages et des associations pour les besoins de réunions, d’assemblées générales et autres travaux de commissions et sera dotée de toutes les commodités nécessaire», informera le P-APC, qui précisera qu’elle pourra aussi et éventuellement être exploitée comme bibliothèque communale pour les férus de la lecture.» Car une telle structure est fortement demandée et fait grandement défaut chez la population locale», a-t-il ajouté.

Aucune structure de prestation publique

«La population de Souk-el-Tenine souffre énormément de l’absence totale de prestataires de services étatiques », s’est plaint un citoyen âgé de la commune de Souk-el-Tenine. En effet, ce dernier énumère tout un éventail de tracasseries et de désagréments subis par les usagers des divers services de l’état, notamment aux personnes malades et âgées.» Imaginez que pour un simple extrait de rôle, les gens doivent se rendre à Draa Ben Khedda, pour un retrait bancaire ou pour un simple contrôle médical, il faut se rendre à l’agence CASORAL de Maâtkas qui se retrouve submergée par la demande », ajoute notre interlocuteur. Il en est de même pour tous les secteurs dont les citoyens en ont besoin. De son côté, le P-APC reconnaît l’existence de ce problème et l’incapacité de son assemblée à remédier à la situation dans les conditions actuelles.» Il n’y a que le projet de restructuration du chef-lieu qui peut parer à ce manque avec les locaux de service qui y sont prévus», dira-t-il.

Des mises en demeure pour les squatteurs de rues

L’anarchie et l’exigüité qui règne au chef-lieu de la commune de Souk-el-Tenine a poussé les services de l’APC à saisir par le biais de mises en demeure les différents marchands qui occupent une bonne partie de la chaussée créant des difficultés dans la circulation automobile et même piétonnière. «Nous allons leur envoyer une deuxième mise en demeure cette semaine, puisqu’ils ont été déjà destinataires d’une première il y a quinze jours de cela. Mais, la solution idéale serait celle de les caser définitivement au niveau du marché de proximité de la localité. Cela ne tardera pas à se faire en collaboration avec l’ensemble des commerçants, les comités de villages, les services du commerce et de sécurité», a rétorqué le P-APC à un citoyen du chef-lieu communal qui l’a interpellé publiquement à ce propos.

Eaux usées à ciel ouvert à Anegah

Alors que la situation à Anegah, un village de la commune de Maatkas, laissait déjà à désirer en matière d’assainissement avec la présence de points noirs et l’insuffisance du réseau existant, voilà que la chose se complique avec le passage d’une entreprise chargée de la pose de gabion en certains endroits. De ce fait et suite à la détérioration d’autres conduites qui s’ajoutent à celles défaillantes déjà, de grandes quantités d’eaux usées se déversent dans les rues et champs d’oliveraies et où se pratiquent la culture maraichères en créant un danger plus que réel pour les habitants de ce village. Même la fontaine du village, Thala Oumalou, d’où s‘approvisionnent les villageois et ceux des villages des environs se trouve plus exposée au risque de pollution. «Suite à nos réclamations, l’APC nous a promis un nouveau réseau de 300 m linéaires qui, nous le souhaitons, se réalisera rapidement», nous dira un membre du comité de village, rencontré sur les lieux.

L’école d’Avarane non encore baptisée

L’école du village Avarane, construite pourtant il y a si longtemps, n’est pas encore baptisée et cela en dépit que le village compte 28 martyrs tombés au champ d’honneur lors de la guerre de libération nationale. Si le lycée de la commune, implanté dans le même village, porte désormais le nom de l’illustre révolutionnaire Hocine Ait Ahmed, cette école n’est pas la seule à ne pas être baptisée. La maison de jeunes de la localité, située aussi dans le même village, est également dans la même situation. «À notre demande de baptiser ces structures, nous n’avons eu aucune réponse jusqu’à présent ni de la part des autorités, ni de la part des structures de la famille révolutionnaire», nous dira un vieux moudjahid rencontré sur les lieux.

Rabah A.