Accueil Tizi Ouzou C’est la belle saison des légumes sauvages

Aïn El Hammam

C’est la belle saison des légumes sauvages

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Il n’y a pas de meilleur passe-temps que de s’enfoncer dans les champs par une journée de beau temps. Lorsqu’on veut allier l’utile à l’agréable, il n’y a rien de mieux que de faire quelques allées et venues dans la garrigue à la recherche de ses légumes, sauvages, mais oh combien délicieux. Le début du printemps est l’occasion propice pour aller à la recherche des asperges «iskimen», en kabyle, sorties depuis quelques temps, prêtes à être dégustées en salade ou en tarte. On les trouve facilement. Elle pousse à foison sur les sols rocailleux, en plein soleil, ou sous les chênes, de nos régions montagneuses.

Elle fleurit durant l’été et laisse apparaître ses fruits sous forme de petites baies toxiques, en automne. Pendant notre ballade à travers champs, on ne manquera pas de rencontrer des poireaux dont nos champs regorgent également. Ils attendent qu’on daigne les cueillir. Ils peuvent être consommés en salade, en velouté ou en omelette. Bien que vendus en ville, les montagnards leur préfèrent «ces oignons sauvages » qui foisonnent gratuitement dans leurs champs et même sur les bords des routes.

Pas besoin de s’enfoncer dans les bois pour en cueillir de grandes quantités, pourvu qu’on prenne son temps car elles sont difficiles à arracher lorsque le sol est sec. Cependant, ce qui attire les habitants de tous âges dans les bois, c’est incontestablement la cueillette des morilles qui apparaissent avec le retour du beau temps vers la fin du mois d’avril. Les jeunes collégiens et lycéens se préparent à passer des journées entières sur le bord des rivières et dans les sous bois à la recherche de ce champignon délicieux.

«Lorsqu’on en a goûté, on retourne dans les champs, chaque année, pour en chercher. Il faut dire que pour récolter l’équivalent d’un repas, les «chasseurs» doivent suer à parcourir les bords des ravins et rivières durant plusieurs heures. Il est bien entendu que les chardons d’Espagne «thaghediwt» tient le haut du pas du fait de sa disponibilité dans les potagers ou dans les champs ou elle pousse sans demander de soins particuliers. Cuite avec des pois chiches, des fèves, un bout de tripes de bœuf et de la viande séchée, mélangée à du couscous et arrosée d’huile d’olive, elle représente l’un des meilleurs mets des Kabyles.

A. O. T.