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Ouacif

Des élus accablent le maire !

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Six élus de l’APC de Ouacif se sont distingués la semaine dernière en rendant publique une déclaration incendiaire, datée du 19 novembre, à l’égard du maire de la municipalité dont nous reproduisons le texte reçu intégralement. Bien entendu, nos colonnes restent ouvertes à toute réponse du maire montré du doigt. «Nous, élus à l’APC de Ouacif, dont les noms sont cités ci-dessous, dénonçons: Le comportement inqualifiable du président de l’APC : son laxisme dans la gestion quotidienne des préoccupations citoyennes dépassant l’entendement. En effet, le maire brille par son absence et laisse à l’abandon les différents services de l’APC où le citoyen paie cash ses défaillances et autres irrégularités combien récurrentes, érigées au fil des temps comme son mode de gestion inhérent.

Ses rares moments de présence ne servent nullement le citoyen. Prétextant tantôt la pauvreté de la commune, tantôt le manque et/ou le retard dans l’octroi de subventions de la part des pouvoirs publics, les documents les plus simples prennent une éternité pour être délivrés. Est-il normal d’attendre une carte grise cinq à six heures ou ne se faire délivrer un document anodin qu’après altercation des citoyens avec les fonctionnaires ?! Lesquels ne cessent de justifier les retards accusés par l’absence même de l’exécutif communal.

Grave dérive qui dénote d’un seuil inquiétant d’inconscience que seule l’ambition aveugle peut provoquer… Nous tenons à préciser que des rapports et requêtes sur la gestion -hasardeuse, catastrophique et entachée de beaucoup d’irrégularités au niveau de notre commune- ont été établis et remis à différents niveaux de responsabilités, y compris à M. le wali… A ce jour, rien n’a été fait dans le sens d’un dénouement ou d’une quelconque prise en charge de nos revendications. C’est pourquoi, nous continuerons toujours et sans nous lasser à dénoncer les agissements du P/APC, de son exécutif ainsi que de toute l’équipe qui l’entoure, qui transgressent sans scrupule les règles les plus élémentaires de la transparence et autre texte législatif.

Notre commune vit une situation de blocage qui ne dit pas son nom et ce, depuis la «ré-intronisation» du maire. Jusqu’à quand le citoyen subira-t-il la gestion approximative du maire, appuyée par des élus recrutés en la circonstance? La dépermanisation de quatre élus de la même formation politique que le maire (deux vice-présidents et deux présidents de commissions) pour le simple motif de non approbation du BP 2018 et la permanisation de deux autres, qui témoignent une soumission totale en échange d’un salaire… du jamais vu dans les annales de gestion des APC. Comment expliquer qu’aucune autorité, ni sécuritaire, ni judiciaire ne soit saisie après que les bureaux du service des marchés de l’APC ont été vandalisés durant le week-end, un samedi ? Est-il normal que pour ne pas avoir voté pour le maire durant le scrutin de novembre 2017, les citoyens issus de classe déshéritée du quartier El Madhrah et du village d’Ait Abbas subissent des hostilités et font face aux représailles ?

À propos de la dernière session ordinaire

La session ordinaire de l’Assemblée Populaire Communale, tenue en date du 31 octobre 2019, dénote une fois de plus la légèreté avec laquelle sont traités les dossiers de la commune à l’instar du Budget Primitif (BP) 2020 et des délibérations y afférentes : du copier-coller pur et simple des exercices précédents. Est-il normal d’attendre la fin de l’année 2019 pour rectifier le contenu d’une délibération effectuée en septembre 2012 quant à l’équipement la bibliothèque communale ?

Est-il normal de faire sans cesse usage d’un règlement intérieur obsolète pour casser les diverses initiatives de l’opposition, qui vont dans le sens de la prise en charge des doléances de citoyens et citoyennes comme le déplacement de la moyenne tension au chef-lieu, la situation des logements de fonction au sein des écoles primaires, la régularisation de la cité précaire dite «Micherdhan», la mise en service de la gare routière, qui tarde à voir le jour, faute de lancement de travaux d’aménagement sachant qu’elle a bénéficié des moyens financiers nécessaires en : budget communal et subvention de l’APW, le don Cévital pour l’opération «Couffin de Ramadhan 2019» distribué dans des conditions opaques et d’une manière douteuse, le recouvrement de 5 400 000.00 DA qui représente le reste à payer par l’OPGI (vente du terrain des 80 logements LSP au chef-lieu), le dossier remonte à 2010, alors qu’il suffit d’une simple demande adressée au directeur de l’OPGI pour verser l’argent au compte de l’APC, le Fonds d’Aide aux Personnes Agées (FAPA) qui n’a pas été distribué à ce jour.

Idem pour les 580 000.00 DA destinés aux handicapés, un montant de 1 000 000.00 DA destiné pour équiper deux établissements scolaires primaires (Ouacif 1 et Tikidount) non dépensé depuis 2008, l’électrification rurale : subvention de l’APW (1 000 000.00 DA) au profit de six citoyens de la commune dont le montant est budgétisé en 2015 et réintroduit à la session du 31.10.2019, oubliant par-là que l’opportunité de la dépense incombe exclusivement à l’ordonnateur (le maire), ce qui a causé l’annulation des devis de la Sonelgaz et l’augmentation du coup de réalisation.

Par conséquent, le nombre des bénéficiaires a été réduit à trois au lieu de six. Ainsi, durant presque cinq ans, des citoyens sont contraints, sous peine d’être plongés dans le noir, d’effectuer des branchements anarchiques et de faire face aux fâcheuses conséquences financières et incommodantes que cela engendre, à cause du laxisme du Maire. Sans oublier les menaces de représailles et les intimidations en plein assemblée à l’égard d’un élu ayant exprimé un point de vue et autres questionnements liés à des dossiers sensibles tels que l’habitat rural, le couffin de ramadhan ou la subvention des handicapés.

À propos de l’étude des demandes de subvention des associations CSACO:1 143 721.19 DA – JSCO : 1 013 983.00 DA – El Anis : 530 000.00 DA

Pour ce qui est de la gestion du mouvement associatif, l’administration en solo du maire a aussi montré ses limites. Et face à l’inertie qui marque la vie politique partisane, certaines associations, même si elles sont minoritaires, n’ont pas réussi à créer un espace d’expression autonome faute de moyens matériels et financiers, hormis les clubs JSCO et le CSACO connus pour leurs activités dont les subventions sont fortement justifiées. Pour quelle raison objective, l’association «El Anis» serait-elle la seule association à recevoir une subvention ? Et d’un tel montant : 533 000 DA ? Aussi, est-il bon de le souligner qu’aucun avis d’affichage destiné aux associations n’a pas été rendu public, elles se retrouvent ainsi lésées.

Privées de cette opportunité, des dizaines d’associations à caractère culturel, social, scientifique ou écologique, sont expressément exclues, en dépit de leurs activités et présence sur le terrain à l’instar des associations Thalatat et Thagmats. Mis à part les associations sportives, lesdites subventions ne sont destinées en fin de compte que pour l’association «El Anis» Ce point entaché d’irrégularité nous permet d’émettre l’hypothèse qu’il ne doit son aboutissement qu’à la majorité entourant le maire, qui vote aveuglément, en ne s’appuyant que sur les ordres de leur chef.

Enfin, nous lançons un appel à l’ensemble de la population pour venir assister aux différentes sessions de l’APC pour constater de visu les faits reprochés au P/APC et son entourage immédiat et prendre ainsi des mesures appropriées pour que notre commune retrouve son image connue de tous, celle éprise de justice et de solidarité.

Les élus signataires
Ben medjeber Latamene, Benkaci Farid, Ait hamou Rabeh, Boudhane épse Ben Akil, Saliha, Ben mammar Ouerdia et Belkessa Cherif