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AÏN ZAOUIA - Manque de transport scolaire

Des parents d’élèves du lycée interpellent les autorités

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L’association des parents d’élèves du lycée du chef-lieu a interpellé les autorités locales au sujet du manque de transport tous les mercredis à cause de la grève des communaux. C’est la période des devoirs, disent-ils, et les élèves n’arrivent pas à l’heure. «Nous lançons un appel aux responsables locaux d’assurer le transport au moins pour ceux qui habitent dans les villages éloignés du chef-lieu communal, c’est-à-dire le douar Boumahni. Comment un élève qui réside à Kantidja va-t-il arriver à l’heure ?», s’interroge un membre de l’association.

Cet interlocuteur explique que certains élèves comme ceux du village Kantidja doivent faire plusieurs escales avant d’arriver au chef-lieu. «Ils faut qu’ils aillent jusqu’à Boghni pour prendre ensuite les fourgons qui assurent la liaison entre cette ville et Draâ El-Mizan à raison de 35 dinars sans compter le temps perdu le long du trajet et la fatigue », dit encore le même membre de l’association. En outre, ajoute le même membre, c’est bientôt les compositions du premier trimestre. S’il est vrai que ces communaux accompagnent à leur manière le mouvement populaire, il n’est pas dit qu’ils doivent quand même pénaliser les élèves et les usagers du service d’état civil quand on sait qu’à travers le monde entier, le service minimum est garanti.

Par ailleurs, même dans certaines écoles primaires, les repas ne sont pas servis aux élèves parce que la gestion de se service dépend de l’APC. «Les agents font eux aussi la grève si bien que nous ne pouvons rien faire pour servir les repas d’autant plus que c’est un mercredi où l’élève est tenu de suivre les cours toute la journée », confie un directeur d’école primaire. Il est à noter que ce problème n’est pas spécifique à cette commune. C’est la même situation qui règne dans toutes les municipalités de la wilaya. En outre, des citoyens dont le besoin de se faire délivrer des pièces administratives sont confrontés à la même situation. « Le mercredi, tous les services de l’APC sont fermés. Si on a besoin d’un quelconque document administratif, il faudra attendre le lendemain. Mais, hélas, jeudi, il faudra s’attendre à des chaînes interminables devant les guichets », regrette un citoyen de Draâ El-Mizan.

À rappeler que ces grèves cycliques ont été initiées au lendemain du mouvement populaire paralysant toutes les municipalités durant trois jours par semaine (dimanche, mardi et jeudi), puis elles étaient observées les lundis et les mercredis, pour enfin ne garder qu’une journée par semaine, à savoir le mercredi où les communaux continuent à faire des marches au niveau du chef-lieu de wilaya une fois par quinze jours. « Nous ne sommes pas contre leur grève, mais nous demandons à ce qu’il y ait un service minimum dans tous les services dépendant des collectivités locales », estime un autre citoyen.

Amar Ouramdane