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Aïn El Hammam - Abords des établissements scolaires

Des ralentisseurs s’imposent

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Les routes non sécurisées sont de plus en plus dangereuses pour les piétons, particulièrement, les écoliers. À leur sortie des classes tout comme en allant vers leurs établissements scolaires, nos enfants sont menacés par des chauffards que rien ne dissuade de lever le pied de l’accélérateur à l’approche des endroits fréquentés par les enfants. Au contraire, c’est là que certains exhibent leur savoir-faire en ronflant les moteurs de leurs voitures ou en slalomant avec leurs motos. Les panneaux indiquant le passage des écoliers ne semblent pas attirer leur attention. L’exiguité des trottoirs pousse les enfants très nombreux, à marcher carrément sur l’asphalte.

Ce qui, on s’en doute, déplaît aux conducteurs pressés, qui abusent de l’avertisseur sonore et de vitesse. Des élèves ont été à plusieurs reprises percutés par des voitures aux abords du CEM Amer Ath Chikh tout comme sur le chemin du collège d’Ouaghzen. Par ailleurs, des lycéens nous ont signalé plusieurs incidents sur la route du lycée Mustapha Ben Boulaïd. Si ces accidents ont été qualifiés «sans gravité», heureusement, il n’en demeure pas moins que des dispositions doivent être prises avant que l’irréparable n’arrive un jour. Les élèves du lycée Mustapha Ben Boulaïd, éloigné de la ville et des fourgons de transport, doivent parcourir plus d’un kilomètre sur une route dont l’unique trottoir ne permet le passage que de deux personnes à la fois. Très fréquenté, ce chemin qui longe la cité Akkar est des plus dangereux, surtout lorsque deux véhicules se croisent.

Les lycéens sont réduits à former une longue procession pour éviter de se faire happer par quelque engin. Des parents demandent souvent que l’on installe des ralentisseurs, faute de réclamer la présence d’agents de l’ordre sur les lieux. Les petits qui fréquentent l’école des garçons et l’école des filles sont également à la merci des conducteurs indélicats que seuls les dos-d’âne contraignent à rouler à allure modérée. Les autorités doivent penser à sécuriser ces établissements même si les ralentisseurs ne font pas l’unanimité auprès des conducteurs prudents qui se sentiront pénalisés. Il y va de la vie de nos enfants.

A. O. T.