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Larbaâ Nath Irathen

La chaleur complique l’existence des éleveurs de volaille

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Depuis quelques années, les pics de température enregistrés compliquent la vie des éleveurs de volaille qui ont du mal à tenir toute une saison.

De nombreuses pertes sont enregistrées chaque jour, au grand dam de ces éleveurs qui commencent à perdre espoir. Bien que toutes les commodités soient disponibles au niveau des poulailles pour éviter d’éventuelles pertes, cela ne semble pas suffire pour faire fasse à la chaleur récurrente qui avoisine les 50°. Une chaleur qui cause des pertes considérable pour les éleveurs, qui n’arrivent plus à gérer cette situation.

Beaucoup mettent la clé sous le paillassent, sans espoir de redémarrer un jour. Pourtant, durant l’été, les hauteurs clémentes attirent beaucoup d’éleveurs, qui remplissent leurs poulailles, évitant les plaines réputées pour leur chaleur suffocante. Mais depuis quelques années, ces mêmes montagnes sont devenues chaudes et sont touchées par la canicule. Les éleveurs assistent alors impuissants ne pouvant rien faire pour parer à cette situation.

Dans ce sens, un éleveur possédant un poulailler, au niveau de la localité de Larbâa Nath Irathen, dira : «Avant dès le début du mois de mai, je cesse toute activité d’élevage au niveau d’Oued Aïssi car la chaleur fait décimer mon élevage. Donc, pour éviter ces pertes inutiles, je me concentre sur mon élevage au niveau des hauteurs, où le climat est plus doux. Malheureusement, depuis 2017, la chaleur devient insupportable. C’est une véritable fournaise. Rien ne résiste à cette chaleur qui dépasse 47°. Même la nuit, elle ne baisse pas. A cet effet, même les poulaillers les mieux équipés cèdent. Cette année, j’ai perdu plus de la moitié de mon élevage, ce qui représente une somme de 40 millions de centimes.» Et d’ajouter : «Ces pertes m’ont beaucoup affectées. Je ne sais plus comment faire. J’ai cessé toute activité. Impossible de travailler dans pareilles conditions.»

Et de conclure : «Je regrette de ne pas avoir assuré mon élevage. Je ne sais même pas si cela existe. Je ne me suis jamais reproché des assurances, ce que je regrette maintenant.»

Espérons que des solutions soient trouvées pour faire face à cette situation et que des campagnes de sensibilisation et d’information soient organisées par les assurances ou les services agricoles pour parer à cette situation pénalisante.
Youcef Ziad