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Aïn El-Hammam

La grêle du printemps redoutée

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Comme chaque année en cette période, les agriculteurs des régions montagneuses redoutent beaucoup l’arrivée d’Aheggan, synonyme de froid et d’abondantes et violentes précipitations. Celles de ces derniers jours ne peuvent passer sans laisser de traces sur les arbres en fleurs. Elles font craindre le pire aux paysans dont les récoltes de fruits s’annonçaient déjà importantes.

La grêle et même la neige, bien que cette dernière soit peu importante, accentuent le risque de dégradation des cerisiers, les poiriers et autres arbres fruitiers en fleurs. En effet, sur le sol, des fleurs coupées au niveau du pédoncule ont été constatées aux environs de la ville dont l’altitude avoisine les 1 100 mètres. S’il a seulement plu au bas de la vallée, sur les hauteurs par contre, la neige et la grêle sont tombées par intermittence et toutes les collines surplombant Michelet, Aït Hichem dans la commune d’Aït Yahia, Tiferdoud à Ath Bouyoucef et Iferhounène étaient recouvertes d’un manteau blanc, avant-hier à partir de onze heures.

La neige tapissant les arbres peuvent, si elles tardent, engendrer des dégâts irrémédiables, redoutent les paysans, propriétaires de cerisaies. «Plus bas vers la vallée, pour le moment, nous sommes épargnés. La grêle mêlée à de la pluie n’a pas occasionné les dommages qu’on avait craints. Cependant, tant que cette période de froid ne sera pas passée, on ne pourra jurer de rien», disent les agriculteurs expérimentés qui ne manquent pas de rappeler que l’an dernier et quelques années auparavant, les cerises, ces fruits fragiles, ont pourri sur l’arbre suite à l’abondance d’eau et de grêle qui font éclater les fruits. Des pluies abondantes trempent les arbres qui ne sèchent pas et les fruits éclatent.

C’est dire que la promesse d’une bonne récolte lors de la floraison des cerisiers ne signifie pas qu’on aura une récolte conséquente cette année. Mais on croise les doigts, espérant qu’Aheggan passe vite.

A. O. T.